TerritoiresEco 121- n°59- Mars 2016

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Anaïk tourne Casaque vers l’international et l’innovation


Wasquehal. Passé sous le contrôle à 100% de Frédéric Delloye en juillet, le groupe spécialiste du cadeau de communication veut accélérer.


Frédéric Delloye affiche l'ambition de devenir leader français de l'objet de communication, et présent dans tous les segments

Frédéric Delloye affiche l’ambition de devenir leader français de l’objet de communication, et présent dans tous les segments

 

 

Anaïk n’est pas connu du grand public : depuis 1973, le groupe nordiste -sous la holding Casaque- distribue pourtant des millions de cadeaux à autant de consommateurs. L’an dernier, il en a vendu plus de 40 millions : de l’ultrapersonnalisé sur mesure au cadeau d’affaires pour collaborateurs et clients en passant par les goodies de notoriété et les cadeaux de fidélité. Et depuis peu, les cadeaux connectés tel ce bonnet connecté, ce mug muni d’un flashcode personnalisé ou encore un tracker d’activité. L’entreprise, très présente notamment auprès des enseignes de la cosmétique et la parfumerie, mène une révolution douce, accélérée depuis juillet dernier : Frédéric Delloye a repris alors la totalité du capital, rachetant les parts de Jérôme Descamps, fils de la fondatrice. Il accélère depuis deux virages déjà engagés : l’innovation digitale et l’international. Déjà présent à Londres, Hong Kong, Shanghaï et Dubaï, il vient d’ouvrir un bureau à New York sur Time Square, en association avec un partenaire local, avec l’ambition de chercher les 10 M$ de ventes sous trois ans. Un autre bureau suivra pour le Japon et la Corée, autre eldorado du marché de la cosmétique. « Une Coréenne utilise quotidiennement 13 produits différents », sourit Frédéric Delloye.

 

Plateforme de 80 000 contacts

Le dirigeant veut aussi défricher un nouveau métier, la co-création avec le consommateur : une plateforme a été développée auprès de 80 000 contacts, sollicités régulièrement sous forme de jeux concours pour tester des concepts, valider des choix. Anaïk ne se bat pas sur la guerre des prix et le low cost mais sur la création de valeur.

Après un CA de 45 M€ l’an dernier (dont 15% à l’export), en repli, le groupe table sur un rebond rapide pour atteindre les 50 M€ cette année et les 100 M€ à moyen terme, dont 30% à l’international. Pour accélérer, le dirigeant n’exclut pas d’ouvrir son capital si besoin

O.D.