EntreprendreECO121 - n°51 - Mai 2015

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Avec Bread and Burger, Morgan Canivet met les bouchées doubles


Il ouvre à Lille son deuxième restaurant et poursuit la conquête du marché de la livraison de burger.


Sushis et pizzas ont du souci à se faire. Après le lancement en octobre d’un premier restaurant Bread and Burger à Villeneuve d’Ascq, Morgan Canivet duplique l’aventure. Cette fois dans le Vieux-Lille où il ouvrira mercredi son second restaurant de « burger de qualité ». Au menu, burger sauce Jack Daniels dont lui seul a le secret, et autres gourmandises à base de fromages finement sélectionnés. Le tout, également livrable à domicile ! Un service encore inédit dans l’univers convoité du burger haut de gamme. Et ça marche, le jeune créateur de 25 ans réalise déjà 40 % de son chiffre d’affaire via la livraison. A Villeneuve d’Ascq où il emploie 6 personnes plus des livreurs, il vise 800 K€ de CA la première année. C’est fort de ce premier succès qu’il se lance déjà à Lille où huit personnes le rejoignent, dont son chef de cuisine avec lequel il s’associe pour l’occasion. Manière de tester la réussite de son modèle conçu pour devenir une franchise. « Recettes, déco – il  s’est offert une formation d’archi d’intérieur – logiciels, stratégie de com, tout est prêt pour être dupliqué », explique ce Lensois d’origine. D’ici 5 ans, il envisage l’ouverture de 5 franchises et lorgne déjà Paris et Bruxelles. Une feuille de route bien tracée pour cet entrepreneur dans l’âme. C’est que Morgan n’est pas à son premier coup d’essai. A 19 ans, après des études en gastronomie à Londres et une formation à Paris auprès de Gérard Petit, maître fromager et meilleur de ouvrier de France, il ouvre la Table d’Ambroise, un concept alliant fromagerie, épicerie fine et restauration. Il cédera finalement la partie vente pour se concentrer sur le projet Bread and burger, qui a pris place dans les locaux de sa précédente affaire. Repéré par Carrefour, il prépare désormais avec l’enseigne un livre de recette de burger pour la fin d’année. Une opportunité exceptionnelle pour développer sa notoriété : l’ouvrage doit être édité à 45 000 exemplaires et distribué dans les hypers. De quoi mettre l’eau à la bouche à de futurs clients.            

J.D.