TerritoiresECO121 n°38 - Février 2014

> Entreprises

Delzen met pleins gaz à l’international


Douvrin. L’équipementier auto va installer une unité de production sur le continent américain et mise sur les pays émergents.


Il se dit confiant et prudent. Bertrand Delzenne dirige Delzen, spécialiste de pièces métalliques découpées, embouties et assemblées pour l’industrie automobile. Dans une optique de consolidation de liens avec ses clients, il prépare pour 2015 l’implantation d’une unité de production sur le continent américain. La localisation n’est pas encore actée entre le Mexique et les Etats-Unis. Ce projet mobilisera dans un premier temps un investissement de 4 à 5 M€ pour un atelier de 20 à 25 personnes. Il n’est nullement question de délocalisation : « L’idée consiste à produire là-bas pour une livraison sur place », précise le président du collège équipementier de l’Aria (Association régionale pour l’Industrie Automobile). Après une joint-venture encore en consolidation en Slovaquie, le sous-traitant de rang 2 envisage également de nouveaux partenariats en Russie et en Chine, toujours sous forme de JV. Là où le tissu industriel local n’est pas apte à répondre à la demande. Selon le dirigeant, de nouveaux rapports se dessinent entre sous-traitants et donneurs d’ordres, ces derniers étant très enclins à favoriser leur arrivée. Delzen a d’ailleurs signé en juillet dernier une charte de coopération avec Faurecia, un deal gagnant-gagnant qui le positionne en fournisseur stratégique.

Réembauche
Dans la compétition mondiale et face aux difficultés du marché de l’auto en Europe, Bertrand Delzenne s’appuie sur la compétitivité et l’innovation. Mais pas seulement : « nous ne pouvons pas faire l’économie de l’internationalisation de nos activités. Pour travailler en France, nous devons être présent à l’international ». Par ce biais, il poursuit deux objectifs : « chercher des relais de croissance et présenter une offre globale à nos clients ». De quoi espérer une progression de son CA (12 M€ en 2013) de 20% dans les 2 ans et passer de 70 à 80 salariés cette année. « Après des ajustements d’effectifs en 2008, nous abordons une phase de réembauche dans le secteur du lean manufacturing et de la robotique ». De bon augure .   OD