EntreprendreEco 121- n°59- Mars 2016

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Hanjo habille les épicuriens


Karine Joncquel. Avec ses chemises chics et confortables, elle s’adresse aux hommes qui aiment la vie sans se ruiner.


Hanjo« Mon mari a horreur du shopping. Plutôt généreux, je voulais toujours le relooker tandis que lui ne rêvait que de chemises amples dans lesquelles il avait l’air d’un sac… » Difficile d’allier confort et style. Qu’à cela ne tienne, cette pro du textile et de la mode créé à Roubaix sa propre marque : Hanjo, née d’une contraction du prénom de son fils aîné Henri et de Joseph. Sa signature : « Le vestiaire des épicuriens », parce que l’achat de vêtements est un plaisir.

Karine Joncquel cible des hommes de morphologie différente -du M au triple XL-, adeptes de la bistronomie. L’onc-tueuse, la Boisée, Millésime…Karine Joncquel emprunte son vocabulaire à l’oenologie lorsqu’elle décrit sa collection déclinée en douze modèles de chemises allant de 69 à 89 €. Cette créatrice a un sacré parcours : dix ans chez Phildar où elle a lancé l’enseigne de lingerie Rouge-Gorge, onze chez Kiabi avant de diriger Somewhere, alors filiale de Redcats. Une dernière expérience chez Brice et elle se lance à son compte. Cette lauréate de Réseau Entreprendre Nord investit 60 K€ dans son projet, en emprunte 100 K€ à la banque et la voilà partie en Turquie à la recherche de fournisseurs dont elle contrôle elle-même sur place la qualité.

 

Dégustation et vente de chemises
Originalité : outre la vente sur Internet, le vestiaire des épicuriens se déplace là où aime se rendre sa clientèle. Karine Joncquel organise en partenariat avec des cavistes des soirées dégustation et ventes de chemises. Deux fois par an -Noël et fêtes des pères – elle propose pour moins de cent euros des coffrets cadeau comprenant une bonne bouteille, une paire de chaussettes et une chemise. Karine Joncquel table sur un CA de 250 K€ en 2016 et la création de cinq emplois d’ici trois ans.

A.R.