DétenteEdito n°66-Novembre 2016

> Culture

“Le musée doit s’intégrer avec tous les acteurs du territoire”


Questions à Aude Cordonnier, directrice du Musverre.


Le Département du Nord vient d’inaugurer le musée du verre de Sars-Poterie. Métamorphosé, rebaptisé MusVerre, le lieu est exceptionnel.
Visite avec sa directrice.

audecordonnierVous inauguriez début octobre ce nouveau musée après deux ans de travaux. Qu’abrite ce nouveau bâtiment ?
L’ancien musée était à l’étroit dans une maison de maître. Le Département du Nord construit un nouveau bâtiment de 3500 m2 avec une surface d’exposition de 1000 m2. On y trouve aussi des espaces de services au public, la fa- brique, qui est un atelier d’expression pour les groupes ou les jeunes, la boutique, un espace de documentation, la salle Louis Mériaux, du nom du fondateur du musée est un espace multi- fonctionnel qui permet d’organiser rencontres, débats et des tables rondes. On peut imaginer des formes théâtrales ou musicales pour les jeunes publics ou y recevoir des manifestations privées. Le chantier aura coûté au total 15M€ financés à hauteur de 2M€ par l’Etat. Tout le reste a été assuré par le Département du Nord. Il n’y a eu aucun dépassement Ce nouveau musée jouxte l’atelier de verre situé à 800 mètres de l’ancien musée.

Vous en avez profité pour enrichir la collection ?

En 2015, il y a eu un certain nombre d’acquisitions. Neuf nouvelles pièces ont été achetées pour un total de 50 000 €. C’est une politique récente. Le plus gros de notre collection contemporaine ayant été constituée depuis 1997.

Combien de personnes travaillent autour du musée ?

L’équipe de base se compose de 20 personnes. S’y ajoutent neuf vacataires pour assurer la médiation. Pour la surveillance, nous faisons appel à un prestataire qui représente 90 emplois.

Le Musée ambitionne d’accueillir 50 000 visiteurs par an. Un sacré défi d’attirer au cœur de l’Avesnois…

Un musée à la campagne ne peut pas être une fin en soi. Il doit s’intégrer avec tous les acteurs du territoire, producteurs, offices de tourisme intercommunaux, partenaires hôteliers et restaurateurs, autres lieux culturels et de loisirs. Je souhaite que les habitants de l’Avesnois soient les premiers ambassadeurs du territoire. Un visiteur ne viendra pas seule- ment pour le musée, il doit y avoir une offre globale. L’autre élément c’est que nous sommes à proximité des villes comme Valenciennes, Charleroi et Mons. Il faudra travailler à créer un réseau rapproché.
Comment s’organisent vos relations avec les autres musées de la région ? Il y a deux musées départementaux à proximité. Le musée Matisse du Cateau-Cambrésis et le Forum Antique de Bavay. Nous ne pouvons pas imaginer de ne pas travailler ensemble en synergie. Notamment sur la logistique et la communication. Par ailleurs, nous travaillerons de manière très rapprochée avec l’ecomusée de l’Avesnois.