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Université des Entrepreneurs : Gattaz monte au créneau

Le 6 juillet 2017


Le président du Medef était à Marcq-en-Baroeul le 6 juillet pour l'université d'été des entrepreneurs, la quatrième du genre qui a frôlé le millier de participants. Il en appelle à une baisse résolue de la fiscalité et à des réformes sociales "courageuses".


Gattaz-motte

 

 

 

La thématique du jour de l’Université d’été du Medef régional , baptisée « Université des entrepreneurs » était le futur, à travers une vingtaine d’ateliers thématiques et plusieurs plénières.. Mais c’est plutôt du présent immédiat que le patron des patrons français a parlé devant la presse, évoquant ses attente face au gouvernement après un discours d’investiture d’Edouard Philippe qui a plutôt déçu Pierre Gattaz.

« Pour innover, exporter, on a besoin de marges. Les marges des entreprises françaises sont à 32%, mais celles des entreprises européennes sont à 40%. Pour baisser la fiscalité, il faut baisser les dépenses publiques de fonctionnement », plaide le président du Medef qui « pousse ardemment le gouvernement à ne pas décaler les réformes, ce que nous regrettons fortement ». Il en appelle à « passer à la toise » les dépenses de la fonction publique, tout « en associant les fonctionnaires ». Un second bloc de réformes est lui aussi indispensable selon lui, c’est « le social, qui reste l’épouvantail absolu », dit-il. « Il faut vraiment q’uon déverrouille le marché du travail, on a eu deux lois qui ont déjà échoué : la loi Rebsamen qui a fait pschitt, et la loi El Khomri qui a fait pschitt pschitt. On ne voudrait pas que la prochaine fasse pschitt pschitt pschitt ».

Le patron des patrons français plaide quant à lui pour un modèle de « flexi-employabilité à la française » qui passe par un fort accompagnement. Mais attention à ne pas créer « un monstre de complexité en face d’un peu de liberté, car ça ne marchera pas », prévient-il.

Pierre Gattaz juge que l’attractivité de la France est encore insuffisante, au moment où le Brexit nous offre une opportunité historique, évoquant le cas d’une banque japonaise qui vient de décider de transférer son siège londonien vers Francfort. « Aujourd’hui on attend ardemment les réformes concrètes et courageuses ». 

 

Soutien réaffirmé au canal Seine Nord

 

Pierre Gattaz a également rappelé son soutien au projet Seine Nord, alors que des bruits relayés par certains (dont Patrick Kanner) font état de menaces budgétaires. « On est obsédé par les bassins d’emploi au Medef. Ce sont des infrastructures de ce type qui permettent d’irriguer les territoires ». Frédéric Motte a quant à lui martelé que « ce serait un signal extrêmement dramatique si l’Etat devait reculer ».