Arc International : la rechute

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Après deux années de retour au bénéfice d'exploitation, le géant mondial des arts de la table renoue avec le rouge. Au lieu de 39 millions d'euros de résultats engrangés en 2008, le groupe de la famille Durand a à nouveau perdu 26 millions d'euros l'an dernier. Une perte finalement limitée, grâce aux mesures de restructurations lourdes engagées depuis plusieurs années, confortées ces derniers mois avec la vente de l'usine espagnole à ses dirigeants locaux, mais aussi la réduction de ses stocks, et des efforts de maîtrise de la dette du groupe.

L'usine historique du Pas-de-Calais a vu sa production plonger de près de 25% du fait de l'effondrement du marché, et a du recourir massivement au chômage partiel. Le chiffre d'affaires global d'Arc International s'est établi à un milliard d'euros, en repli de 14%.

Le groupe se félicite en revanche de ses investissements passés en Chine et aux Emirats où les capacités industrielles sont déjà saturées, et de sa restructuration en Amérique du Nord " désormais redevenue performante ". Guillaume de Fougières, président du directoire, mise sur un retour à l'équilibre en 2010, en dépit des incertitudes, et attend beaucoup des innovations développées en France, à commencer par le Diamax (pour les collections Cristal d'Arques Paris) et le Zenix (haute résistance mécanique et aux rayures), qui devraient permettre au verrier de cibler de nouveaux marchés.

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