Babyfoot : Stella marque des buts à l'export

stellaAutrefois grand classique des bistrots, le babyfoot surfe désormais sur la vague d’engouement des particuliers. Une tendance qui n'a pas échappé à Nicolas Chantry, 57 ans, repreneur de Stella depuis avril 2015. "Le marché est très dynamique, il y a un regain. Le babyfoot est créateur de lien et convivial", remarque cet ex-directeur marketing du groupe Boulanger. Des conditions et des perspectives de développement idéales pour une reprise sans accroc. Tout commence en 2014. Poussé vers la sortie du groupe d'électroménager après 14 ans de service, l'homme se sent d'humeur entreprenariale. "Je voulais revenir à de la production", confie-t-il. Après une formation dispensée par l'association des cédants et repreneurs d'entreprises, il dépose un CV au cabinet Trigone qui le met en relation avec l'entreprise Stella. Michel Mandin dirige depuis presque 20 ans cette entreprise fondée en 1928 à Paris et qui a connu l'apogée de sa gloire dans les années 50 grâce à son modèle Champion jaune et rouge. A l'approche de la retraite, cet ex-cadre des billards Toulet songe à passer le flambeau. "J'ai eu un coup de coeur, le produit me séduisait. J'ai fait une proposition très rapide", confie Nicolas Chantry. Il reprend l'entreprise en avril 2015 grâce à un apport personnel et un emprunt bancaire. Michel Mandin l'accompagne quelques mois avant de lui céder les rênes. La transmission est accompagnée par le réseau Nord Entreprendre et la Chambre des métiers. Pari réussi ! Avec un chiffre d'affaires de 1,3 M€, les ventes de l'entreprise ont bondi de 38% en 2016. Un nouvel élan qui lui a permis de gonfler ses effectifs de 6 à 9 salariés et d'investir 60K€ dans des nouvelles machines. Aujourd'hui, ce sont près de 1500 babyfoots qui sortent tous les ans de l'atelier de Tourcoing.

Le levier de l’export
Un développement record axé en grande partie sur la personnalisation de son savoir-faire. "C'est la force de l'entreprise de faire du sur mesure. Comme dans l'automobile, les clients veulent un babyfoot qui leur ressemble", confie le chef d'entreprise. Le catalogue de la marque propose 20 produits pour des tarifs situés entre 895 et 3500 €. Du modèle historique avec cendriers aux derniers produits rétro en chêne massif ou à taille réduite pour jouer à un contre un, l'entreprise met un point d'honneur à adapter couleurs, maillots des joueurs, poignées ou fonds de jeu aux envies des clients. Autre levier de croissance, un effort de digitalisation a permis à la marque de connaître une nouvelle vie sur la toile et les réseaux sociaux.
A côte de l'e-commerce, c'est aussi sur l'export que la marque compte marquer des points dans les prochaines années. Les ventes à l'étranger pèsent 20% de son chiffre d'affaires. En particulier au Pays-Bas et en Allemagne où l'ancien propriétaire de l'entreprise avait racheté la marque Deutscher Meister.
D'ailleurs Stella s'apprête à envoyer Outre-Rhin un alternant de l'Iéseg en VIE pour à terme y développer une filiale et doubler son chiffre d'affaires sur ce marché de 80 millions de consom- mateurs. Et honore quelques commandes ponctuelles en Australie, à Singapour ou encore à Hong-Kong. D'autres marchés, en plus de celui du particulier, s'ouvrent à l'entreprise. La restauration et l'hôtellerie de luxe songent de plus en plus à s'équiper de baby-foot. Reste à veiller à ce que cette montée en volume n'empiète pas sur la qualité.
“L'enjeu n'est pas de devenir une multinationale mais d'être les meilleurs et de faire le métier avec le plus de plaisir possible. L'entreprise fonctionne bien", déclare Nicolas Chantry.
Etienne Vergne

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