Canal Seine Nord : La Région veut accélérer la cadence

Lors de la séance plénière du 8 juillet, les élus régionaux ont adopté plusieurs délibérations importantes sur le dossier Canal Seine Nord. Un projet déjà imaginé en son temps par Michel Rocard à qui les élus ont rendu hommage par une minute de silence. L’enjeu est de taille : la jonction entre le bassin de la Seine et le réseau fluvial du Nord de la France et au delà nord-européen permettrait de générer 50 000 emplois d’ici 2050. Rien que le chantier entraînerait la création de 10 000 à 13 000 emplois directs et indirects par an.

 L'exécutif régional souhaite aller très vite et même notifier les appels d’offres avant la fin de l’année, de manière à engager le dossier de manière « irréversible » avant les présidentielles.

 Au menu de l’ordre du jour : le tour de table financier et la gouvernance du projet. Sur un coût total de 4,7 md€ (dont 200 M€ déjà dépensés en études), l’Union Européenne participerait à hauteur de 1,8 Md€. La part de l’État s’élèverait à 1 Md€. La Région assumerait quant à elle 302,65 M€, le département du Nord 200 M€, le Pas-de-Calais 130 M€, l’Oise 100 M€ et la Somme 70 M€.

 Selon le même protocole, la part dévolue à la région Île-de-France s’élève à 210 M€. Mais le président de Région Xavier Bertrand a annoncé en cours de séance qu’elle ne dépasserait finalement pas les 200 M€. Un fausse mauvaise nouvelle pour l’exécutif régional. Le projet prévoit un aléa de chantier de 500 M€. « Même si l’Île-de-France ne mettait rien, nous aurions encore 300 M€ de marge », raisonne Gérald Darmanin, vice-président aux transports et aux infrastructures de transport.

 La maîtrise d’ouvrage du projet sera assurée par une Société du Canal Seine Nord créée par ordonnance au mois d’avril et dont le siège reste à déterminer. L’instance sera composée de 12 représentants de l’Etat, huit représentants des collectivités territoriales, un député et un sénateur, une personnalité qualifiée et un représentant de Voies Navigables de France. L’exécutif régional verrait volontiers Jean-Louis Borloo en assurer la présidence. Problème : la compétence de la société ne couvre pas  l’aménagement des quatre plateformes multimodales traversées  par le futur canal. L’exécutif régional envisage la création de syndicats mixtes pour gérer chacune de ces plateformes.

D’autres délibérations concernaient des opérations indirectement liées au dossier mais considérées comme indispensables à son aboutissement. A l’instar de la mise en grand gabarit du canal Oise pour laquelle la région participera à hauteur de 1,5 M€ d’ici 2018. Ou la remise en navigation du canal Condé-Pommereul desservant la Wallonie qui coûtera 30,9M€ aux finances régionales.

 Enfin, la Région commande une étude pour estimer le coût du rehaussement des ponts ferroviaires ou routiers inférieurs à 7 mètres.

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