Pierre Coursières, président du Furet du Nord: «  On ira le plus vite possible aux 100 M€  »

pierre coursieresQuel est l'intérêt de ce nouveau magasin dans votre stratégie  ?
C'est un magasin de 2000 m2, qui nous intéresse beaucoup car c'est le sud de paris, près du plus gros hub RER après la Défense, dans un environnement favorable résidence-bureau qui nous va bien. Il y avait d'ailleurs autrefois un Virgin dans ce centre, qui tournait plutôt bien. Nous avons désormais quatre magasins en région parisienne, mais il y a encore plein de choses à y faire. Il nous faut mailler l'Ile-de-France. Un jour ou l'autre il faudra bien qu'on rentre dans Paris  !

 

 

Cet été, vous avez échoué à racheter la librairie Sauramps, à Montpellier. Quel sens avait ce projet  ?
Le tribunal de commerce avait donné son accord, la cour d'Appel a estimé que l'autre dossier était mieux disant. Nous n'avions pas regardé la stratégie de croissance externe jusqu'alors. Nous la regardons aujourd'hui. Nous pensons avoir les leviers nécessaires pour intégrer des librairies indépendantes de façon globale sans altérer leur marque et leur permettre de retrouver une dynamique commerciale. Il est de plus en plus difficile d'être un gros indépendant, notamment pour développer des outils digitaux, nous qualifions nous-mêmes le Furet de «  phygitale  ». Aujourd'hui nous sommes clairement à l'écoute du marché en matière de croissance externe et nous continuerons en croissance organique.

 

 

Comment pouvez-vous trouver votre chemin de croissance face à des géants planétaires comme Amazon  ?
Je pense que le marché va se radicaliser. D'un côté avec les superlogisticiens et les pure players comme Amazon. Et de l'autre, il y aura les commerçants qui feront du «  commerce chaud  », où il y a une expertise client, où on vient chercher du plaisir, du lien social, du contact. C'est ce qui existe entre les deux qui va souffrir. Nous aussi, nous entrons dans le digital dans notre métier, avec le click and collect, qui marche très bien, dans une logique de «  drive  ». Le «  web to store  » est notre logique. Le Furet du Nord est une entreprise qui se porte bien, l'EBIT et l'EBITDA progressent depuis 2008. Je n'ai plus de dette senior. On n'ouvrira pas 10 magasins par an comme Cultura, mais plutôt de l'ordre de 2. A raison de 5 M€ en moyenne de ventes par magasin, on ira le plus vite possible aux 100 M€ de chiffre d'affaires. On a une vision, on sait où on veut aller. Comment et à quel rythme, ça dépend d'éléments exogènes que je ne maîtrise pas.

Recueilli par Olivier Ducuing

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