Quand la région s'habille en Prada

Défilé Prada en dentelle Sophie Hallette. Défilé Prada en dentelle Sophie Hallette.

Chanel s'apprête à créer 100 emplois dans l'Oise. A Arras, la Maroquinerie Thomas s'implante avec dans ses bagages 250 postes tandis que Superga en apporte 80 dans la cosmétique. Une conjonction de développements qui fait sortir le luxe de sa très grande discrétion habituelle. L'occasion pour Eco121 de lever le voile sur un secteur disparate qui emploie pourtant 10 000 personnes dans notre région.

Si Paris est la capitale de la mode, les Hauts-de-France sont bien l'un de ses ateliers. Chanel, Lancôme, Cacharel, Givenchy... Egrener la liste des marques fabriquées dans la region s'avère difficile, tant le territoire a historiquement constitué un terreau fertile pour les industriels du luxe. Sur les 500 000 emplois du secteur recensés en France par la direction genérale des entreprises (DGE), au moins 10 000 sont localisés dans l'un des cinq départements de la région. Une « vraie » filière en somme, dont les racines se trouvent au croisement du savoir-faire manufacturier – on pense au textile bien sûr - et de la tradition industrielle, verrière et même chimique. N'est-ce pas pour cela qu'en 1968, Hubert de Givenchy installait une usine à Beauvais ? Et que deux ans plus tard, L’Oréal installait dans le Nord, à Caudry, une unité spécialisée dans la fabrication de mascaras et de fonds de teint pour les marques Yves Saint Laurent, Helena Rubinstein ou Lancôme ? La proximité de la capitale, où la seule Fashion Week génère désormais plus d'un milliard de retombées économiques, n'est pas non plus étrangère au phénomène. Si les maisons de luxe portent haut les couleurs de la France à l'international - 51 Mds € en 2018, en hausse de 6% - c'est qu'elles ont su capitaliser sur un savoir-faire unique, mais aussi "faire preuve de réactivité", selon Emmanuelle Sidem, dirigeante de Connexconsulting, un cabinet spécialisé dans le marketing luxe. "Avoir conservé la fabrication en France en particulier et en avoir gardé la pleine maîtrise a accordé aux maisons un avantage concurrentiel à l’exportation", explique la consultante.

“La plus belle maroquinerie d’Europe”

Cette stratégie a eu des effets très positifs sur le territoire régional. En 2009, le groupe L'Oréal, tout juste devenu propriétaire d'YSL, annonçait le regroupement de ses productions européennes de cosmétiques, maquillages, parfums et soins corporels, sur les trois usines de Lassigny (Oise), de Caudry et de Gauchy (Aisne). Soit 70% de la production mondiale luxe du groupe et quelque 1 700 emplois. Dix ans plus tard, c'est au tour d'un autre géant du secteur, Chanel, de s'enraciner davantage en région. En septembre dernier, la marque, propriété du groupe LVHM, annonçait ainsi vouloir construire "la plus belle maroquinerie d'europe" à Verneuil-en-Halatte dans l'Oise, selon l'expression de Bruno Pavlovsky, président de Chanel SAS. La firme aux deux C entrelacés y est implantée depuis 1986. Avec ce site utra-moderne, qui emploiera plus de 500 personnes dont une centaine de nouveaux maroquiniers, le groupe veut répondre à la croissance de la demande, asiatique notamment, pour les sacs à main et la petite maroquinerie.

Les PME et TPE aussi

Le phénomène ne touche pas que les grands groupes. Dans leur sillage, une multitude de PME, voire de TPE, s’installent en région, y compris dans les métropoles secondaires. C'est le cas à Arras. Le territoire a remporté l'an dernier, face à la Bourgogne, l'implantation de la nouvelle unité de la Maroquinerie Thomas. Le groupe familial bourguignon - qui se revendique premier fabricant européen pour l'industrie du luxe, avec 1 300 collaborateurs et 100 M€ de chiffre d'affaires - investit 6M€ sur la zone Actiparc et crée 250 emplois. Avec la volonté de s'offrir un écrin de 3000 m2 nommé... Maroquinerie d'Arras. Autre arrivée majeure dans l'Arrageois, celle du sous-traitant industriel de cosmétique Superga (1000 salariés - 100 M€ de CA). En septembre dernier, l'entreprise familiale a quitté son site de Miraumont dans la Somme pour poser ses valises dans l'ancienne usine Caterpillar à Monchy-le-Preux. Son dirigeant, Alain Bréau, ambitionne la création d'une quinzaine de lignes de conditionnement de crèmes de soin et de parfums. Montant de l'investissement : 6 M€ pour en faire le premier site du groupe avec 80 emplois. Cette dynamique s'exprime jusque dans les territoires les plus ruraux. C'est le cas à Ham (Somme), où Jean-Luc François, un styliste passé par Yves Saint Laurent et Dior, a créé un atelier de formation aux métiers de la mode, avec le soutien de la Région. Ou encore à Sailly-Laurette, aussi dans la Somme, où Adeline Moniez a lancé un atelier spécialisé dans les bijoux de peau et les parures de vêtement, bientôt vendus jusqu'en Chine. Idem à Neuville-en-Ferrain (Nord), où les chantiers Wauquiez construisent des bateaux sur mesure uniques, de même qu'à Feuquières où, à partir de son usine historique, Saverglass s'est imposé comme le leader mondial des bouteilles de luxe.

> Lire aussi : L'interview d'Aurélie Vermesse

Des difficultés aussi

Toutefois, le luxe ne garantit pas un abri ad vitam æternam contre vents et marées. Preuve à Roncq au sein des Manufactures Catry, spécialisées dans la fabrication de moquettes et tapis haut de gamme, fragilisées à l'automne 2018 par un redressement judiciaire. Rachetée par un groupe belge en mai dernier, l'entreprise de Caroline Catry est aujourd'hui en rémission. Autre exemple, plus récent : les dentelliers calaisiens Desseilles et Noyon, minés par les difficultés financières, ont vu leur avenir mis en suspens cet été. Leur unique repreneur à la barre du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, l'industriel valenciennois Pascal Cochez, a mis en ordre de marche ses plans courant octobre : le site industriel de Noyon est maintenu, au détriment de Desseilles, liquidé. Le dirigeant de la nouvelle société Darquer & Noyon n'a gardé que 15 salariés sur les 73 que comptait l'entreprise.

Trajectoires gagnantes, implantations industrielles, passages à vide... les acteurs du luxe vivent aujourd'hui leur vie de façon discrète et hétéroclite. Le secteur gagnerait sans doute encore en efficacité s'il était organisé. A ce jour, cette filière ne fait l'objet d'aucune politique d'appui spécifique. 

Eco121 vous propose un petit défilé de quelques pépites régionales.

Sophie Hallette : plus d’un siècle de savoir-faire

La maison caudrésienne fait dans le tulle et la dentelle depuis plus de 130 ans. Référence à l’international, elle inspire les créateurs de haute couture et de prêt-à-porter, de décoration mais aussi de lingerie luxueuse aux quatre coins du monde. Exemple d'un gros coup de projecteur : le mariage princier britannique en 2011. Rien que ça ! Sophie Hallette semble bénéficier d’une certaine aura qui la maintient pour l'instant à l'écart des difficultés d’un secteur en pleine remise en question. Si bien que le dentellier dirigé par Romain Lescroart – qui revendique le plus grand parc Leavers au monde - entreprend actuellement un déménagement XXL sur la zone industrielle rue de la Ramette à Caudry. Il y regroupe l’ensemble de ses activités jusqu’alors essaimées sur six sites entre Caudry et Béthencourt. Le projet d’environ 4M€ doit s’achever courant 2020.

Photo : © Sophie Brandstrom

Herbeau, le goût du rétro

Chez Herbeau, on revendique l'art du fait main, l'artisanat, le savoir-faire à l'ancienne. La PME familiale de Lionel Herbeau - fier représentant de la 5e génération - fait dans la robinetterie haut de gamme depuis 1857. "Notre clientèle aisée est friande des family business et de la French touch. Avec nos produits, elle a l'impression d'acheter une partie de l'histoire française", dit-il. Si l'ancrage local d'Herbeau demeure intact, il n'a pas hésité à franchir les frontières régionales. Dès les années 60, il pose le pied sur le marché européen. Puis en 1997, ouvre sa première filiale en Floride. Bonne pioche : les Etats-Unis représentent aujourd'hui son premier marché. S'ensuivent la Russie, l'Australie, les pays de l'Est et la Chine, où il voudrait renforcer son activité à l'avenir. Sa renommée internationale est incontestable. Pour autant, la crise et les changements réglementaires ne l'ont pas épargné, entraînant de grandes difficultés de trésorerie en France et un plan social, divisant par cinq son chiffre d'affaires et ses effectifs. Pas de quoi atteindre l'optimisme du dirigeant. Sa société, qui emploie 10 collaborateurs pour 1M€ de chiffre d'affaires (70% à l'export), est depuis 2012 filiale du fabricant lillois de carreaux de grès de cérame Winckelmans. "Notre activité est sur une tendance haussière qui ne devrait pas s'atténuer de si tôt", estime Lionel Herbeau.

L'art du tissage lyssois

Depuis 1890, Art de Lys tisse son succès jusqu'à l'international, avec minutie et précision. D'abord fabricante de tapisserie, de tapis et de velours, l'entreprise se spécialise dans la tapisserie décorative en 1983 et devient Les Tissages d'Art de Lys. Aujourd'hui, elle confectionne des accessoires textiles décoratifs d'intérieur (coussins, chemins de table et de lit, tire sonnettes...) aux motifs jacquard hauts de gamme. Avec un savoir-faire d'exception au sein de ses ateliers rue Chanzy à Lys-lez-Lannoy. A son actif, plus de 9000 dessins utilisés pour des sacs à main, des rideaux, des décorations de musées internationaux ou pour des objets vendus en boutiques de décoration. La fierté de son dirigeant Nicolas Bonte : la fabrication 100% locale estampillée label EPV (entreprise du patrimoine vivant) depuis 2013 et France Terre textile. "On sait faire du luxe dans le Nord", assure-t-il. Présents dans 45 pays, Les Tissages d'Art de Lys emploient 14 collaborateurs et prévoient une accélération forte à court terme aux Etats-Unis et dans d'autres pays, pour porter toujours plus haut le Made in France. 

Vestiaire collective, pour un luxe recyclé

Fondé en 2009 par un groupe d'amis, le site français de revente de vêtements et accessoires d’occasion entre particuliers s’est bâti au fil des ans un petit empire à l’international. Il y a deux ans, le numéro un européen et numéro deux mondial dans le secteur du luxe de seconde main a installé à Tourcoing, dans l'ancienne manufacture de peignage de la Tossée, son deuxième hub logistique, après Paris. Inauguré en grande pompe en présence du ministre de l’Economie et des Finances de l’époque Bruno Le Maire. De 45 à ses débuts, le centre d’expédition high-tech nordiste devrait attendre la centaine de collaborateurs d’ici à 2021. Ces derniers sont recrutés avant tout pour leur expertise. Certains en logistique, d'autres dans la maille. La moindre faille d'authenticité doit être détectée à l'œil, le moindre défaut, au toucher, sur chacune des pièces achetées, vendues et expédiées. Chaque jour, arrivent à Tourcoing entre 2 500 et 3 000 colis. Comprenant parfois des articles griffés Hermès, Gucci, Dior ou encore Balenciaga....

Photo : Vestiaire Collective

THG, la robinetterie d'exception

Pierres semi-précieuses, cristaux, ornements finement ciselés, détails subtils... Avec ses petits bijoux industriels, le fabricant de robinets THG s'est imposé, à partir de son site de Béthencourt-sur-Mer, comme une référence de la quincaillerie de luxe. Créée en 1956, par André Tetard, Julien Haudiquez, et Alexandre Grisoni, l'entreprise s'est, très tôt, associée avec de grands designers français et étrangers pour développer des modèles toujours plus originaux, baroques comme contemporains. Dans les années 1970, elle travaille ainsi avec Jean-Claude Délépine (JCD), avant de multiplier les collaborations avec des signatures telles que Alberto Pinto, Olivia Putman ou Chantal Thomass. En parallèle, elle n'hésite pas à tester de nouvelles expériences en s'associant aux grandes marques de luxe, comme Bernardaud, Lalique, Daum, Baccarat ou Christofle. Ainsi, l'entreprise familiale se forge t-elle une solide réputation dans l'univers du luxe, ses créations équipant les palaces - du Majestic à Cannes au Burj Al Arab à Dubaï - comme les yachts les plus prestigieux. Disposant de showrooms à Paris, Londres, Shanghai et Dubaï, THG réalise plus de 80% de ses 30 M€ de ventes à l'international.

Hôtels : pluie d’étoiles

En 2014, l’hôtel-restaurant 5 étoiles Le Clarance s’installait dans un écrin du XVIIIe, rue de la Barre à Lille. L'an dernier, c'était au tour du groupe Esprit de France de dévoiler son 4 étoiles ouvert au sein d'anciens corons face au musée Louvre Lens. Puis, au printemps dernier, au Valenciennois d’accueillir le Royal Hainaut Spa & Resort Hotel (photo). Un luxueux 4 étoiles qui occupe désormais l'ancien hôpital du XVIIIe siècle... après 10 ans de travaux et 70 M€ d’investissement. L'ex-région Picardie n'est pas en reste puisque le géant hôtelier haut de gamme Hyatt a mobilisé 60 M€ pour son 9e établissement français, inauguré cet été sur le domaine de Chantilly dans l'Oise. Quant à la Compagnie de Phalsbourg, elle vient de s'offrir le siège de la CCI picarde (déménagé à Lille) pour le transformer d'ici fin 2021 en hôtel 5 étoiles (cf Eco121 n° 95). Un projet à 35 M€. D'autres établissements de prestige suivront en région. Citons, entre autres, Lille qui attend l'ouverture à l'été prochain du 4 étoiles OKKO au 31 rue de Béthune. Ou bien, à plus long terme, l'abbaye Saint-Vaast à Arras qui devrait consacrer quelque 10 000 m2 de ses surfaces à un groupe hôtelier (dont l'identité doit être dévoilée d'ici début 2020), pour une installation à horizon quatre ans d'un complexe hôtel et restaurant haut de gamme... Une pléthore de projets qui confirme, en partie, l’attractivité tant désirée des Hauts-de-France ?

Photo : Maxime Truffaut, CRTC Hauts-de-France

Les productions alimentaires versent aussi dans le luxe

Certes, on sait que 10% de la production de vin de champagne est réalisée en Picardie. Mais qui sait que d'autres cultures très haut de gamme sont aussi produites en région ? C'est le cas du safran, l'épice la plus chère du monde dont le coût peut atteindre 3 000 euros le kilo. Sur la côte picarde, Maxime Thuillier, un jeune agriculteur, a planté un demi hectare de crocus sativus, dont les précieux pistils sont ensuite commercialisés auprès de restaurateur. Ou entrent dans la fabrication de bière artisanale grâce à la brasserie picarde de Grandfesnoy (Oise), de rhums arrangés avec Ruhm Kodiak, basé à Saint-Maur (Oise) voire de fromage avec la chèvrerie d’Amplier, dans le Pas-de-Calais. Le luxe touche jusqu'à la pomme de terre. Dans la Santerre, Bayard Distribution s'est fait une spécialité des tubercules originaux, vendus au grand public comme aux chefs étoilés : pommes de terre roses, marbrées ou bleues... Des produits hors norme qui ont permis à l'entreprise de réaliser plus de 6 M€ de chiffre d'affaires en 2018.

Les petits plats dans les grands

Le luxe fait également la part belle à notre gastronomie régionale. Parmi les restaurants prestigieux, citons entre autres Le Meurin au Château de Beaulieu à Lens, la Grenouillère d’Alexandre Gauthier à La Madelaine-sous-Montreuil, mais aussi l’Auberge du Vert Mont à Boeschepe tenu par le chef Florent Ladeyne ou bien Les Toquées à Lille. Nos Pme agroalimentaires jouent elles-aussi la carte du luxe, notamment celle de salage et de fumage à l’ancienne JC David à Boulogne-sur-Mer (qui exporte aux Etats-Unis ou en Chine). Ou bien, la fameuse Lucullus de Valenciennes (photo), alliage généreux de foie gras et de langue de bœuf. Après la Grande-Bretagne et le Canada, l’entreprise entend bien poursuivre sa conquête du monde en musclant sa présence nippone.

 

 

Haut de gamme jusqu’au carrelage

C’est depuis son berceau, à Lomme, que Winckelmans prouve tout son savoir-faire ancestral dans la fabrication de carrelages et de carreaux grès cérame. Fondé en 1894, il est le dernier fabricant français de ce type de produit. Son excellence est reconnu bien au-delà de nos frontières puisque l’entreprise familiale, dirigée par la 5e génération, Barbara Winckelmans, exporte 70% de sa production dans une trentaine de pays. Ses carrelages de formes et de couleurs diverses (3 500 références en catalogue) ornent par exemple l’ensemble des boutiques Hermès et Occitane ou encore l’église de Versailles.... et même au domicile du roi du Maroc !

 

 

 

Voitures de rêves

Une Lamborghini Espada 1969 remise entièrement à neuf, une Fiat 1957 d'exception en cours de restauration, des voitures qui ont couru les 24 h du Mans, une Alpine d'époque en cours de remise en état... Chez GT Label, l'exceptionnel est la règle. C'est Laurent Koczincki qui pilote cette société de Sainghin-en-Mélantois, et qui parle de chaque véhicule passé entre ses mains, de véritables oeuvres d'art, avec des étoiles dans les yeux. Il passe parfois jusqu'à 1700 heures sur un seul véhicule. La notoriété de ce mécano hors norme depuis 35 ans, flanqué de son équipe de 9 salariés très pointus (ferreurs, peintres, carrossiers, mécaniciens, selleur) dépasse de loin les frontières, il est d'ailleurs présent tous les ans au salon mondial de la voiture de collection Rétromobile. En mai dernier, il a décroché le très prestigieux trophée de la Villa d'Este, un must du métier, au titre de la préservation de la plus belle voiture d'après-guerre, pour deux Panhard qui ont couru les 24 h du Mans. Le succès est tel que les murs sont devenus trop exigus pour l'entreprise qui accueille aussi de nombreuses merveilles en gardiennage sécurisé. Le chiffre d'affaires a doublé en deux ans, et Laurent Koczincki porte d’ailleurs un projet d'extension sur l'arrière de son bâtiment.

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