Roquette dope sa pharma au Brésil et ses pois en Picardie

[caption id="attachment_34196" align="alignleft" width="400"]Roquette se renforce encore dans la pharmacie, qui pèse déjà 300 M€ de chiffre d'affaires. Roquette se renforce encore dans la pharmacie, qui pèse déjà   300 M€ de chiffre d'affaires.[/caption]

Coup double pour le groupe de nutrition santé Roquette. En deux semaines, l'entreprise familiale annonce le rachat d'un acteur brésilien puissant dans l'univers des excipients pharmaceutiques d'origine naturelle, Itacel, et un investissement de capacité de 40 M€ sur son usine picarde de Vic-sur-Aisne, dans la protéine de pois, cinq mois après avoir annoncé un in- vestissement stratégique dans le même domaine au Canada avec une usine de 300 M€ (Eco121 n° 68). On ne connaît ni le montant de l'opération brésilienne, ni le chiffre d'affaires du périmètre repris, mais l'accord est à gros enjeu. Itacel, entreprise familiale, compte 300 salariés, détient une technologie à base cellulosique, et est très présent en Amérique latine où Roquette est plutôt en terre de conquête. Un profil qui a séduit le géant régional

pour accélérer sa montée en puissance dans les excipients pharmaceutiques, marché en forte croissance et à forte valeur ajoutée. D'ailleurs, des investissements suivront rapidement pour accroître les capacités de pro- duction de l'usine brésilien avant,

dans un second temps, de déployer la technologie d'Itacel dans d'autres usines dans le monde. « On fait l'ac- quisition d'un know how et d'une ligne de fabrication. On achète de l'expertise et un nom très reconnu dans le secteur », explique Jean-Marc Gilson, directeur général de Roquette, pour qui l'opération « renforce notre orientation vers un leadership global en food, nutrition et ingrédients à base végétale ». Roquette réalise déjà 30% de son chiffre d'affaires dans les activités à forte et très forte valeur ajoutée (nutrition et santé), et entend accroître encore ce ratio. Roquette emploie 8000 salariés pour un chiffre d'affaires de 3,2 mds€ et une rentabilité tenue secrète, que le directeur qualifie «d'excellente», alors que l'entreprise s'enorgueillit d'afficher une dette nulle

O.D.

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