Staphyt veut faire pousser ses essais outre-Atlantique

[caption id="attachment_34447" align="alignleft" width="400"]ff Jacques et Catherine Boisleux, fondateurs et dirigeants de l'ETI nordiste[/caption]

 

 

 

L'activité de Staphyt ressemble un peu pour l'agriculture à ce que seraient les essais cliniques pour la pharmacie. L'entreprise créée il y a 28 ans par Jacques Boileux, agriculteur et sa femme Catherine, diplômée d'Agro-Paritech, s'est fait un nom dans cet univers discret. Depuis des années, les industriels développent de nouvelles molécules, qui se veulent moins toxiques, toujours plus compatibles avec l'environnement ... et avec les rendements.

Staphyt dispose d'un parc de 100 stations d'essais dont 18 en France, qui emploient chacune entre 2 et 6 personnes (avec 1600 agriculteurs partenaires) pour tester les produits phytosanitaires comme les semences. Staphyt a d'ailleurs développé une forte expertise dans le bio, segment qui croît de 30% l'an, et qui représente déjà 15% d'un CA global de 36 M€ en 2016 (40 M€ attendus cette année).

L'entreprise de 425 salariés (dont 187 en France) table sur 40 embauches en 2017. Mais ce point est un goulet d'étranglement pour l'entreprise qui peine à trouver des recrues opérationnelles. Après une acquisition stratégique, en Australie en 2016, Staphyt s'implante cette fois sur tout le continent américain, à travers une série de 9 partenariats qui pourraient donner lieu ensuite à des rachats.

«Cela permet de connaître le marché, les techniques, les cultures, puis d'aller vers la reprise ou la création de structure», expose Olivier Marchioro, directeur général. Si la France représente encore 40% de l'activité, les quelque 400 clients de l'entreprise (agro-fournisseurs, agrochimie, labos, instituts techniques, chambres d'agriculture, coopératives...) la poussent à s'internationaliser toujours plus. «Notre premier objectif est de servir nos clients qui sont mondiaux » explique Jacques Boisleux, qui annonce des projets en Afrique, et à terme en Asie. Pour l'heure, les développements sont autofinancés, mais il n'exclut pas un jour d'ouvrir son capital. Celui-ci est familial à 90%, les 10% restants étant détenus par 28 salariés

O.D.

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