TerritoiresEdito n°73- Juillet et août 2017

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Hiolle Industries se diversifie dans l’aérien


Valenciennes. Le groupe familial trouve dans l'aéronautique un relais de croissance face à un secteur ferroviaire en transition.


Hiolle

 

Hiolle Industries pousse ses pions dans l’aéronautique. Le groupe dirigé par Véronique Hiolle, la fille du fondateur, vient de fi- naliser coup sur coup deux acquisitions présentées comme stratégiques : OCAM (Côtes d’Armor) et LCF (Osny et Istres) apportent dans l’escarcelle un périmètre de 65 salariés et 8 M€ de ventes.

Mais c’est surtout une diversification dans un domaine à forte valeur ajoutée et porteur en terme de croissance qui arrive à point nommé pour compenser les hoquets de l’activité ferroviaire, qui représente les deux tiers du chiffre d’affaires du groupe. Or la dynamique du secteur est conditionnée au lancement ou à la fin de gros programmes. Hiolle Industries avait identifié l’aérien depuis un an comme secteur à cibler. C’est chose faite avec ces deux entreprises spécialistes du câblage pour l’aéronautique civil et militaire, détentrices de toutes les certifications, mais dont la taille critique était insuffisante pour poursuivre leur croissance. Hiolle reprend 100% de LCF et 51% d’OCAM, avec un accord pour monter à 100% dans trois ans. L’investissement atteint 4 M€ pour Hiolle, dont la trésorerie très saine lui donne largement les moyens de l’opération. Véronique Hiolle estime que le secteur aéronautique pèsera 15% du chiffre d’affaires du groupe en 2020. Une ambition réaliste au vu des synergies attendues : les deux nouvelles filiales vont pouvoir utiliser l’atelier de fabrication de Hiolle au Maroc, pour attaquer les marchés aux prix les plus disputés. Et Hiolle compte développer la polyvalence de ses salariés pour démultiplier les interventions de maintenance sur site.

En parallèle, Hiolle Industries se déploie toujours plus à l’international. Après un atelier ouvert en Algérie il y a un an, elle a créé une filiale en Suisse et s’apprête à réitérer cette fois au Canada et aux USA. Le groupe, qui compte 750 salariés après acquisition, devrait maintenir son chiffre d’affaires autour de 74 M€ en 2017

O.D