Grand AngleECO121 n°32 - Mai 2013

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L’ETI du mois : visite chez Sarbec


Chaque mois, Eco121 vous ouvre les portes d'une ETI régionale, ces Entreprises de Taille Intermédiaire qui ont la masse critique pour tailler la route à l'international et miser sur l'innovation. Dans ce numéro, découvrons le fabricant de cosmétiques Sarbec, à Neuville-en-Ferrain, plus connu sous sa marque Corine de Farme. Qui va investir 15 M€ en trois ans pour se développer.


 Sarbec, « l’investissement avant le profit » : Patrick Van Den Schrieck, président du conseil de surveillance et Eric Jacquemet, président du directoire répondent à nos questions (lire l’article en cliquant ici)

 

Issu de familles industrielles textiles, Patrick van den Schrieck a commencé son parcours avec un certain Gérard Mulliez. Tout premier diplômé dans le management du groupe de distribution, c’est lui qui créera la centrale d’achat d’Auchan, avant de quitter le groupe plusieurs années, puis d’y revenir : il dirigera Leroy Merlin pendant un an. C’est en 1982 qu’il prend les rênes de Sarbec. Une structure minuscule à l’époque. Mais peu à peu, ce dirigeant au flair très sûr a transformé la TPE en une entreprise majeure des cosmétiques, considérée comme le plus gros des petits. Rachat d’entreprises, acquisition du site industriel de Neuville-en-Ferrain à la barbe de Pimkie, implantation en Pologne en 2004, lancement de la fabrication de lingettes, plus récemment signature d’un partenariat emblématique avec le Comité Miss France et rachat de l’activité brumisateurs d’Evian auprès de Danone,
Patrick van den Schrieck a su trouver les courants ascendants. Sarbec, plus connu sous sa marque phare Corine de Farme, pèse 110M€ de chiffre d’affaires avec 570 salariés. Sous la houlette de son nouveau président opérationnel Eric Jacquemat, gendre de l’ancien président de la CCI de Lille et de région, Sarbec vise les 160 M€ dans les trois ans. Et a programmé un plan d’investissement de 15 M€ d’ici à 2015 sur son site nordiste.

 

 

 

 

 

 

 

Sarbec fabrique ses propres flacons. Pas moins de 60 millions de cols sont ainsi produits chaque année dans cet atelier d’extrusion-soufflage entièrement automatisé : 2 conducteurs de machines suffisent à le contrôler. Une nouvelle machine en cours d’implantation (investissement : 1 M€) va multiplier par trois le rendement horaire, soit 5000 bouteilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le contenant, le contenu : ces immenses cuves abritent toutes les matières premières nécessaires à la formulation des produits. A commencer par la production interne d’une eau osmosée très pure. De vraies recettes sont suivies pour arriver au « jus » final.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le conditionnement est opéré dans une salle voisine. Les flacons, versés en vrac dans les lignes, sont redressés automatiquement avant d’être remplis, bouchés, étiquetés, palettisés là encore avec un fort degré d’automatisation. Une ligne de conditionnement à haut rendement (5000 flacons/heure) sera implantée d’ici à la fin de l’année (investissement : 1,2 M€). L’usine tourne en 3 x 8, et parfois le week-end.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’usine abrite une autre activité un peu inattendue, les lingettes. Trois lignes déroulent d’immenses bobines de textile technique (du non tissé), enduit, entrelacé puis découpé et emballé, pour des applications variées, du bébé à la désinfection en passant par l’automobile. Pendant longtemps, Sarbec aura été le seul fabricant français du secteur. Au total, en intégrant flaconnage et lingettes, le site produit 100 millions de produits par an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour coller le plus près possible à la demande, et garantir une livraison sous 48 heures, Sarbec s’est constitué un très gros stock permanent (d’une valeur de quelque 17 M€). L’usine compte deux entrepôts impressionnants de respectivement 10000 et 3000 palettes. Un atelier protégé d’une vingtaine de personnes intervient avant l’expédition pour composer des lots et autres coffrets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

La R&D, hébergée à l’étage, est le saint des saints de l’entreprise. 20 personnes, « entre bac + 5 et bac +7 » créent, développent, améliorent. C’est la clé du succès d’une entreprise qui ne cesse d’innover : pas moins de 500 produits sont mis au point chaque année, dont 40 se retrouvent finalement dans les linéaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miss France et Sarbec ? L’histoire a débuté l’an dernier, Sarbec décrochant un partenariat exclusif comme « la marque beauté » de Miss France. Un gros espoir pour le côté prescriptif de l’icône annuelle de la beauté et qui, sourit Eric Jacquemet, ne vieillit jamais. L’entreprise en a fait aussi un outil de mobilisation des équipes, associées dans les 33 comités régionaux d’élection de miss France. L’entreprise double cet effort de communication du sponsoring de l’émission « 50 mn inside ».

 

 

 

Sarbec réhabilite aujourd’hui,en openspace, la tour de bureaux, délaissée depuis 12 ans (4800 m2). Elle sera sa vitrine. Ouverture prévue en septembre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sarbec en bref
Siège : Neuville- en-Ferrain
Site : 15 ha, dont 45000 m2 bâtis
CA : 110 M€ en 2012 dont 45% à l’export
Effectifs : 570, dont 430 au siège
Usines : Neuville, Deauville, Roanne et Poznan