Audo Express embarque Saint Omer Expansion
Tatinghem. La société familiale de messagerie ouvre 14% de son capital à la société locale de capital-développement.
Après avoir failli ouvrir son capital il y a trois ans à Saint-Omer Expansion à un moment plus difficile, Audo Express accueille aujourd’hui la société de capital développement en pleine phase de croissance. L’entreprise de messagerie, créée il y a vingt ans par Reynald Defrancq et son épouse, a connu une expansion constante, qui l’a vu porter son effectif de 2 personnes à 103 aujourd’hui. Le chiffre d’affaires atteint quant à lui 4,4 millions d’euros, tandis que la flotte de la pme compte désormais pas moins de 80 véhicules de moins de 3,5 T. Basée à Tatinghem, où il compte une plateforme de 2000 m², l’expressiste s’est également implanté à Bourbourg, près de Dunkerque, et rayonne en petite messagerie sur toute la Côte d’Opale. Audo Express intervient aussi en courses nationales voire internationales. Elle s’enorgueillit d’une jolie palette de clients, de la Sernam à Chronopost, dont elle est le deuxième sous-traitant dans le Nord-Ouest, en passant par Gefco ou Tatex.
L’oeil extérieur
Pourquoi alors faire entrer un capital-développeur ? « Nous n’avons pas de réel besoin en trésorerie, mais je préfère les avoir moi pour passer cette phase de développement. Au-delà du chèque, ce qui m’intéresse, c’est aussi le conseil et l’oeil extérieur », expose Reynald Defrancq. Autre intérêt : l’effet de légitimité qu’apporte ce nouvel actionnaire tant aux clients qu’aux banquiers. « Même si on a toujours le concours de nos banques, elles restent frileuses. Je réalise aussi cette opération pour qu’elles le soient moins ». Peut-être l’opération donnera-t-elle aussi des moyens supplémentaires à Audo Express au moment où se pose la question de son déménagement, ses locaux étant devenus trop exigus. L’entité de Bourbourg pourrait ainsi être rapatriée dans un nouveau site unique dans l’Audomarois. Autre projet, la société va ajouter à son arc la corde des transports jusqu’à 12 tonnes, dès 2011. Enfin, même si aucune opportunité n’est à l’étude, Reynald Defrancq n’exclut pas une croissance externe. Il compte aussi sur un essor organique soutenu, de 5 à 10% l’an. Cette année, le CA pourrait atteindre les 4,7 M€.

