Greenshield surfe sur les vitres autonettoyantes
Mathieu Charret, Vanessa Farelo, Steven Brockway. L'entreprise basée dans la ruche de Tourcoing va commercialiser un produit révolutionnaire
La poussière qui ne s’accroche plus sur les vitres. Les murs poreux rendus étanches. Les visières de motards que la pluie ne gênerait plus. Des tours entières qui pourraient éviter la fastidieuse et coûteuse tâche de nettoyage des surfaces vitrées. Des carrelages d’hôpitaux sur lesquels un staphylocoque doré ne survivrait pas trois minutes… Les yeux brillants des créateurs de la société Greenshield (« bouclier vert », en anglais) laissent apparaître un mélange de leur foi dans un produit exceptionnel et la certitude d’un essor prévu digne des meilleures start-up. Mathieu Charret, après quelques années passées à la R & D de chez Cousin Biotech, a lancé son projet à la suite d’un contact privilégié noué avec le Professeur Jean de Gératon. Ce chimiste de renommée internationale est l’inventeur du Photocal, une solution photocatalytique à froid enrichie de dioxide de titane, un procédé développé au terme de sept années de recherche.
Produit miracle
Cette solution a beaucoup du produit miracle : autonettoyant, anti UV, épurateur d’air et d’eau, anti-bactérien, anti-odeurs, fongicide, hydrophile ou hydrophobe selon la gamme…Appliqué sur un panneau photovoltaïque, Photocal permet un gain de rendement de 10% en maintenant une propreté parfaite. Le prix est élevé, mais les économies réalisées valent largement la dépense, assurent les créateurs, qui attendent déjà les premiers gros contrats, avec l’appui de la société lilloise ADS qui assurera l’application du produit.
Greenshield démarre la distribution en exclusivité sur le grand Nord, avec une équipe musclée : Vanessa Farelo, amie de longue date de Mathieu, apporte sa connaissance des marchés publics, Steven Brockway, son beau-frère, qui se décrit comme un véritable geek vient avec son expertise de la distribution (Disney, Surcouf, PC City, notamment). Les trois associés, qui ont déjà recruté un premier salarié, ne se versent aucun salaire. « On garde toute la trésorerie au maximum pour développer massivement », indique Steven. Ils tablent sur une croissance accélérée qui devrait leur permettre de passer à 8 personnes en un an. Le capital de départ, 60 K€, devrait être quintuplé pendant la même période.

