Arc France : Patrick Puy jette l'éponge

Le renoncement du spécialiste des retournements d'entreprises en difficulté laisse un seul candidat à la reprise au géant des arts de la table, avec une hémorragie sociale massive en vue.

Publié le 18/02/2026 par Olivier Ducuing / Lecture libre / Temps estimé: 1 minute

C'est par voie de communiqué à l'AFP que Patrick Puy a annoncé le 17 février abandonner son projet de reprise d'Arc France, en redressement judiciaire depuis le 7 janvier. Patrick Puy, qui connaît bien l'entreprise pour l'avoir dirigée un temps (2013-2015), avait envisagé une offre qui aurait permis de repartir en maintenant les effectifs (3 500 salariés). Il avait même obtenu pour améliorer son offre un délai supplémentaire du tribunal de commerce de Lille Métropole. Mais il jette l'éponge sans finaliser son offre. «Au regard de la situation financière de l’entreprise qui nécessite une reprise en main rapide et compte tenu del'existence d'une autre offre de reprise, travaillée depuis novembre2025, préalablement à l’ouverture du redressement judiciaire, Patrick Puy a décidé de ne pas solliciter de nouveaux délais et de retirer son offre de reprise», déclare le communiqué.

Patrick Puy estime pour autant que son projet était le bon pour refaire d'Arc «le leader mondial incontesté des arts de la table», mais qu'il lui aurait fallu un mois de plus.

En tout état de cause, il demeure donc une seule offre, socialement lourde puisqu'elle passe par la fermeture d'un four et la suppression parallèle de 800 emplois: le projet est porté par Timothée Durand, héritier de la famille fondatrice, associé de façon presque ouverte à Matthieu Leclercq, fils du fondateur de Décathlon, qui apporterait la majorité d'un apport global de 50 M€.

Le tribunal de commerce est appelé à se prononcer sur ce dossier hautement sensible le 10 mars prochain.