Avant, après. Et pendant ?

"Les entreprises consacrent beaucoup d’argent pour recruter leurs collaborateurs, également lorsqu’elles s’en séparent à leur initiative, et finalement assez peu pendant la vie dans l’entreprise."

Publié le 26/08/2019 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Alexis Roquette, directeur associé de Quintesens
Alexis Roquette, directeur associé de Quintesens

Chers lecteurs, échangeant il y a peu avec une DRH à l’expérience riche et multiple dans différents secteurs d’activité, celle-ci me sensibilisait au fait, qu’encore aujourd’hui, les entreprises consacrent beaucoup d’argent pour recruter leurs collaborateurs, également lorsqu’elles s’en separent à leur initiative, et finalement assez peu pendant la vie dans l’entreprise. Beaucoup d’argent dans la rencontre de nombreux candidats, dans le recours à des cabinets afin de sécuriser au maximum l’adéquation d’un profil avec les ambitions de l’entreprise, dans un environnement complexe et mouvant. Beaucoup d’argent également lors de la sortie. Outre les émoluments inhérents à une sortie à l’initiative de l’entreprise, n’oublions pas également le coût caché d’un collaborateur qui, sentant la sortie prochaine, ne s’investit plus autant dans les projets à mener. Paradoxalement, la majorité d’entre elles investit peu dans l’accompagnement et le développement de leurs collaborateurs pendant leur temps d’entreprise. Paradoxe qui a la vie dure, dans un contexte de quasi plein emploi des cadres, où le developpement de la marque employeur, la fidélisation et le développement des compétences deviennent des priorités d’entreprise. La chasse aux talents fait rage depuis quelques années. Pourquoi un tel phénomène ? Peut-être l’entreprise considère-t-elle que le collaborateur, une fois embauché, franchit une ligne d’arrivée. « Enfin, nous avons trouvé la perle rare, maintenant on peut souffler ! » Alors que bien au contraire, tout commence ! Les défis sont importants, notamment dans la prise de poste, l’intégration à l’écosystème de l’entreprise, la posture managériale. Ces enjeux ne sont d’ailleurs pas liés uniquement aux premiers mois après l’embauche et s’envisagent au fil des années, et des évolutions internes, afin de garantir efficience et agilité.

Ce n’est donc pas une ligne d’arrivée qui est franchie mais bien une ligne de départ où le champ des possibles est grand ouvert. L’accompagnement pendant le temps de l’entreprise ne se limite pas aux formations collectives, qui ont bien sûr leur utilité, ni même au coaching dont l’objectif est de travailler sur l’alignement personnel. Il s’ouvre légitimement aux accompagnements individuels favorisant une approche pragmatique des réalités rencontrées, avec un accompagnement in situ, au contact, permettant aux personnes accompagnées l’appropriation de l’environnement et de l’équipe. Avant... après... et souhaitons le désormais, pendant !