Conjoncture en mars : l’industrie se raffermit, les services marquent le pas

L’activité économique en Hauts-de-France est restée globalement résiliente en mars, malgré le contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient. Selon la dernière note de conjoncture régionale de la Banque de France, la progression se poursuit à un rythme modéré dans l’industrie et le bâtiment, tandis que les services marchands accusent un net recul après trois mois de hausse.

Publié le 18/04/2026 par Olivier Ducuing / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes


De façon assez contre-intuitive au vu du nombre de défaillances enregistrées ces derniers temps, et avec une tonalité assez différente de la publication de l'Insee il y a quelques jours, la dernière note de conjoncture de la Banque de France dresse un tableau plutôt positif du tissu industriel régional. La production industrielle s’est ainsi nettement raffermie en mars et a dépassé les anticipations des chefs d’entreprise. Cette progression concerne une majorité de branches, portée notamment par les secteurs technologiques et de la défense, un effet de rattrapage dans l’automobile, ainsi que de belles hausses dans la fabrication de matériels de transport, le textile-habillement-chaussures, l’agroalimentaire et les équipements électriques et machines. À l’inverse, la métallurgie et les produits minéraux non métalliques ont vu leur activité reculer. Les carnets de commandes s’améliorent légèrement, soutenus par une demande nationale plus dynamique, en partie liée à des anticipations géopolitiques. Pour avril, les industriels anticipent cependant une diminution de la production, les carnets restant globalement insuffisants.

Recul des services marchands
A l'inverse, après trois mois de croissance, l’activité et la demande dans les services marchands ont reculé en mars. Cette baisse a touché la majorité des secteurs, en particulier la restauration et l’informatique-information/communication. À l’inverse, les agences de travail temporaire et l’hébergement ont enregistré une progression. La trésorerie s’est dégradée dans plusieurs branches. Les chefs d’entreprise affichent un certain pessimisme et anticipent une nouvelle diminution des prestations en avril.

Bonne orientation dans le bâtiment
L’activité a nettement progressé dans le bâtiment et les travaux publics en mars. Comme souvent, la situation reste contrastée : les carnets de commandes sont satisfaisants dans le second œuvre, mais demeurent assez dégarnis dans le gros œuvre et les travaux publics. À court terme, les entrepreneurs du BTP prévoient une quasi-stabilité de leur activité.Les difficultés de recrutement restent globalement stables, même si elles demeurent fortes dans certains métiers techniques et dans le bâtiment. Les entreprises signalent par ailleurs une incertitude accrue qui pèse sur leur visibilité. Des hausses de coûts (énergie et dérivés du pétrole) persistent dans certains secteurs, et les entreprises sont plus nombreuses à envisager de légères augmentations de prix en avril.

L’ensemble de la note de conjoncture est accessible ici.