Conjoncture régionale morose en décembre

La note mensuelle de conjoncture régionale de la Banque de France fait état d'un niveau d'incertitude toujours élevé, avec de fortes disparités sectorielles. Dans sa globalité, l'activité industrielle demeure stable, mais avec des perspectives négatives en janvier, à l'inverse du secteur tertiaire. Revue de détail.

Publié le 19/01/2026 par Olivier Ducuing / Lecture libre / Temps estimé: 1 minute

«En décembre, l'activité économique régionale est restée assez morose», décrit la Banque de France dans sa dernière enquête de conjoncture. De façon plus fine, l'industrie s'est montrée très stable en moyenne le mois dernier, après un mois de novembre à la baisse. Mais la moyenne dissimule des évolutions très divergentes. Ainsi les entreprises de matériel de transport, d'équipements électriques et électroniques ainsi que le secteur bois-papier-imprimerie ont souffert, avec «une nouvelle diminution importante» d'activité. A contrario, l'industrie chimique, le caoutchouc-plastique mais aussi le textile-habillement ont enregistré une poussée, tout comme le secteur aéronautique et ceux liés à la Défense.

Néanmoins, la Banque de France relève une nouvelle fois globalement la faiblesse des carnets de commande pour l'industrie régionale.

Dans le secteur marchand, l'activité a légèrement progressé en décembre, notamment dans le transport-entreposage ou le tertiaire supérieur. En revanche le secteur de l'hébergement-restauration, mais aussi l'intérim et l'informatique ont vu leur activité reculer.

Enfin, l'univers du bâtiment a accusé un repli en décembre, du fait d'une baisse des chantiers dans le second œuvre, tandis que les travaux publics étaient à la hausse. Néanmoins ce dernier secteur fait état de carnets de commandes «nettement insuffisants». Pour autant, les entrepreneurs du BTP envisagent une progression d'activité à court terme, indique la note.

La Banque de France relève plusieurs points satisfaisants sur la période pour l'ensemble de l'économie régionale: les difficultés de recrutement se stabilisent, à l'exception de métiers spécifiques ou dans le bâtiment; la situation de trésorerie est jugée «à peu près équilibrée» en moyenne; et les difficultés d'approvisionnement sont à un bas niveau dans l'industrie, à l'exception de quelques secteurs en tension comme l'aéronautique ou des univers dépendant des métaux critiques; enfin, la note souligne que seules 4% des entreprises régionales s'estiment impactées négativement par les tensions commerciales ionternationales.