Conjoncture : un mois d'avril en demi-teinte en région

La Banque de France fait état d'une activité mitigée dans les Hauts-de-France le mois dernier. Sur fond de hausse globale pour l'industrie et de baisse pour les services marchands, avec des nuances fortes selon les secteurs.

Publié le 18/05/2026 par Olivier Ducuing / Lecture libre / Temps estimé: 1 minute

Grande prudence de la Banque de France dans sa dernière note de conjoncture. La banque nationale relève un brouillard important au plan national pour pouvoir se prononcer très nettement, et n'avance du reste aucune prévision pour l'évolution du PIB au deuxième trimestre. Elle relève toutefois les premiers effets de la hausse du prix des hydrocarbures.

Dans les Hauts-de-France, l'activité s'est avérée «mitigée» en avril. Le secteur secondaire s'en sort le mieux, avec une production industrielle régionale globalement en hausse grâce à l’agroalimentaire, la métallurgie, les équipements électriques ou encore le textile-habillement. En revanche, l'activité a reculé dans les matériels de transport. De manière générale, les industriels anticipent un recul de production dans les prochaines semaines, tandis que les carnets de commandes demeurent insuffisants.

Du côté des services marchands, l'ambiance est nettement morose avec «un nouveau recul des prestations et de la demande dans presque tous les secteurs». Seuls les transports et de l’hébergement tirent leur épingle du jeu et, de façon marginale, le secteur des entreprises juridiques, de gestion et d’architecture ingénierie. La Banque de France note en particulier un recul du travail temporaire pour la première fois depuis le début de l'année, une information intéressante quand on sait que ce secteur est souvent un indicateur avancé de la conjoncture économique.

La situation est une nouvelle fois contrastée dans le bâtiment entre gros et second œuvre. Ainsi, la baisse a-t-elle été assez marquée dans le secteur du gros œuvre, corrigée des variations saisonnières, alors que l’activité est restée étale dans le second œuvre, qui affiche en outre des carnets de commandes satisfaisants alors qu'ils sont dégarnis dans le gros œuvre.

Pour les semaines à venir, une diminution de l’activité est anticipée dans l’industrie et les services, ainsi que dans le bâtiment, principalement dans le second œuvre.