Direction à deux têtes : mission impossible ?

"Les divergences, loin d’être des obstacles, sont une richesse".

Publié le 06/05/2026 par Cabinet QuinteSens / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Pascaline De Ruyver-Catrice, Directrice associée, Cabinet QuinteSens
Pascaline De Ruyver-Catrice, Directrice associée, Cabinet QuinteSens

Depuis plus de dix ans, l’expérience m’a conduit à observer (et à vivre aussi) que, contrairement à ce que l’on pourrait naturellement penser la codirection est non seulement possible mais aussi particulièrement puissante ! Ceci nécessite évidemment de respecter certains principes fondamentaux :

Des valeurs communes fortes : le socle repose sur le respect, l’écoute active, l’humilité, la confiance et des egos bien dimensionnés. Ceci permet d’accueillir les divergences comme des forces, d’exprimer ses convictions sans peur d’être jugé et la certitude que tous les chemins sont envisagés avant de prendre une décision. Cela permet aussi d’être complètement soi-même et de tout dire !

· Ne jamais nier les désaccords : les divergences, loin d’être des obstacles, sont une richesse, car elles poussent à se remettre constamment en cause et à explorer des solutions plus créatives. Mais pour que cela fonctionne, malgré les différences de personnalité, il faut cultiver une confiance mutuelle et un cadre où chacun peut exprimer ses doutes.

· Accepter les différences : il est normal de ne pas toujours être aligné, mais cela devient une opportunité quand on reste ancré dans l’humilité et l’envie de faire grandir l’entreprise.

· Organisation souple : les rôles ne sont pas rigides. Ils s’ajustent selon les compétences, les appétences et les situations. Cette flexibilité permet de surmonter les périodes complexes sans crispation et avec agilité.

· Communication transparente et régulation : les échanges informels, chaque matin par exemple, et les débriefings hebdomadaires sont des piliers. Ils permettent d’exprimer ses doutes et ses difficultés, mais aussi de se soutenir. L’un régule l’autre ; quand l’un vacille, l’autre remonte le moral, relativise un stress ou débloque une situation.

Ainsi, cette approche, patiente et équilibrée, permet de traverser les tensions et, au bout du compte, de renforcer à long terme le développement de l’équipe et de l’entreprise. Là où la logique de compétition entre les deux dirigeants l’aurait fragilisée, c’est dans cette humilité et ce respect que réside la capacité à renforcer, à long terme, la robustesse de l’équipe et de l’entreprise.

En conclusion, j’ajoute cette phrase qui me parle beaucoup « Seul on va plus vite, à deux on va plus loin » !

Et j’en profite pour remercier (en toute discrétion) mon cher associé, avec qui je forme ce duo professionnel depuis douze ans avec un immense plaisir !