Groupe Duval récupère les clés de l’ancienne cité administrative

Lille. L’Etat a désigné le groupe familial de construction lauréat dans le cadre de la reconversion de l’ancienne cité administrative, vidée de ses services depuis deux ans.

Publié le 01/10/2026 par Julie Kiavué / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Il y a deux ans, les derniers fonctionnaires ont quitté l’ancienne cité administrative, rue Gustave Delory, à quelques pas du Zénith de Lille, pour rejoindre leur toute nouvelle cité Marianne, Porte des Postes. Pour l’imposante bâtisse de 31 000 m2, construite en deux phases dès les années 50, l’heure d’un curetage profond a sonné. L’enveloppe extérieure 
« à l’architecture contemporaine remarquable », estime le directeur régional des Finances publiques Frank Mordacq, sera préservée. A l’intérieur, par où se fera l’isolation, seuls les planchers resteront en place. Quant à l’amiante, elle ne constituera pas « un énorme chantier », confie Jérôme Dumoulin, directeur régional adjoint de Duval Développement. Groupe Duval prévoit, avec l’accord de l’architecte des Bâtiments de France, de démolir le quart-de-rond situé à l’arrière du bâtiment pour laisser place à 3 500m2 de parc.

A terme, soit au troisième trimestre 2030 selon le calendrier prévisionnel, ce bâtiment emblématique de Lille sera réduit à 20 000 m2 et abritera essentiellement des logements, dont une part importante dédiée aux étudiants. De quoi ravir le maire Arnaud Deslandes qui voit là l’occasion d’apporter une réponse à « une crise du logement notamment étudiants ». Pour l’édile, la volonté n’est pas de transformer Lille en « ville de célibataires sans enfants », mais de « baisser la pression sur les logements familiaux ».

50 à 100 M€

Le parvis sera repensé. Seule une trentaine de places de parking sera créée. En rez-de-chaussée, Groupe Duval prévoit d’aménager 300 m2 de cellules commerciales et culturelles. Tandis que le rooftop accueillera un restaurant, avec un accès dédié, protégé par une toiture végétalisée. « Tout l’enjeu sera de reconnecter le site à son quartier », poursuit Jérôme Dumoulin. Coût des travaux ? « Plusieurs millions… entre 50 et 100 M€ », lâche le directeur régional adjoint. Pour un bâtiment racheté aux mains de l’Etat à 6 M€. Une aubaine. « Nous n’en n’avions plus l’utilité », confie Frank Mordacq. Qui poursuit : « Et l’Etat a besoin d’argent ».

Tant bien que le gouvernement espère un dépôt du permis de construire « le plus rapidement possible ». D’ici à la fin de l’année serait l’idéal, pour un démarrage des travaux mi-2027. Car, malgré une promesse de vente signée le 3 juillet dernier, l’Etat demeure le propriétaire du bâtiment. Et continue de ce fait de couvrir les frais liés, notamment, au gardiennage de cet IGH (Immeuble de Grande Hauteur) de 76 mètres de haut. Les coûts annuels titillent le million d’euros.