J’ai les larmes aux yeux...

"Si vous me connaissiez vous vous diriez surement « mais pourquoi un grand gaillard d’1m90 a-t-il les larmes aux yeux ? ». Je vais vous l’expliquer : j’ai décidé de laisser parler mes émotions !"

Publié le 25/02/2021 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Cedric Pozniak, consultant et coach professionnel chez Quintesens
Cedric Pozniak, consultant et coach professionnel chez Quintesens

Si vous me connaissiez vous vousdiriez surement « mais pourquoi un grand gaillard d’1m90 a-t-il les larmes aux yeux ? ». Je vais vous l’expliquer : j’ai décidé de laisser parler mes émotions !

J’ai décidé d’écouter mes petites voix du passé (que l’on appelle « drivers »), celles que mes parents m’ont gentiment laissées sans le vouloir et j’ai décidé de les dompter. Ilyenaunequimedisait«sois fort, un garçon ça ne pleure pas ». « Tais-toi », lui ai-je répondu et j’ai décidé de laisser couler mes larmes. Des larmes de joie, quand je vois la solidarité qui est créée dans cette période si particulière, de tristesse quand j’entends l’urgence rencontrée par les restaurateurs, de gratitude quand mon collègue me dit reconnaître mon niveau d’engagement ou parfois de compassion quand je regarde une publicité où un jeune homme cuisine pour remercier les soignants qui ont guéri son père.Et ces larmes me font du bien !

Une autre me disait « Fais des efforts : tu as eu 14 en math, vise le 16 ! ». « Tais-toi », lui ai-je dit. En revanche, j’ai décidé de toujours faire du mieux que je pouvais et que c’est là que devait se situer ma volonté, sans toujours vouloirplus.

Une troisième me disait : « Tu as vu les taches d’encre sur ton cahier, corrige-moi ça ! Il faut que cela soit parfait ». « Tais-toi », ai-je affirmé. Et j’ai décidé d’accepter de lâcher prise, de demander de l’aide et d’avoir des faiblesses. Curieusement, j’ai l’impression que le regard des autres a changé positivement depuis...

Une quatrième voix me disait « dépêche-toi, on va être en retard à l’école ! » Celle-ci m’a permis d’apprendre à faire plusieurs choses à la fois, à aller vite mais m’a parfois amené à confondre vitesse et précipitation. Je lui ai rétorqué « tais-toi » et j’ai décidé d’utiliser le juste temps qu’il me fallait. Enfin la dernière entendue toute mon enfance et même à l’âge adulte. Quand je suis devenu manager pour la première fois, mes parents m’ont dit « tu seras gentil avec tes équipes ». Cette voix qui me dit de faire plaisir, j’ai eu plus de mal à lui dire « tais-toi » alors j’ai appris plutôt à lui dire « parle moins fort », et lorsqu’elle parle moins fort il m’est plus facile de dire non. Mais après tout, c'est grâce à ce « fait plaisir » que j’ai décidé de faire le métier que j’exerce aujourd’hui. Evidemment mes parents n’avaient pas conscience de ces petites voix. Elles m’ont d’ailleurs aidé à être l’homme que je suis aujourd’hui et à m’accepter tel quel. Alors je n’ai qu’un motàleurdire : « Merci » !

Et...j’ai à nouveau les larmes aux yeux !