L’agilité ou... l’art de la navigation !

Les dirigeants ont la responsabilité de développer leur agilité et celle de leurs équipes selon Florence Crombez. Trois étapes pour y parvenir.

Publié le 29/03/2018 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Le monde d’aujourd’hui n'est plus ni linéaire ni prévisible : il est VICA - volatile, incertain, complexe et ambigu. Rien n'est plus stable dans la durée. Les entreprises sont contraintes de composer avec d'incessants paradoxes et, dans ce contexte, rester performantes et efficaces est un véritable défi ! Au-delà des nombreuses peurs, bien compréhensibles, que ces changements viennent nourrir, ce « nouveau monde » peut aussi être enthousiasmant : il ouvre un champ des possibles extraordinaire.
Les dirigeants ont la responsabilité de développer leur agilité et celle de leurs équipes. Être responsable implique d’être pleinement connecté au monde afin d’en être « acteur » et non pas un simple « spectateur ». Dit autrement, il peut s’agir d’apprendre à « naviguer » pour ne pas, demain, se laisser « balloter » par les flots...

Pour cela, trois étapes, intimement liées entre elles, deviennent donc essentielles pour construire un projet harmonieux, pragmatique et surtout adaptable !

Se connaître : quel est l’ADN de l’entreprise que je dirige ? Sa vocation première ? Ces éléments permettent de répondre à la question du Sens, déjà tellement posée...

Être curieux : s’intéresser, être en éveil et ouvert aux évolutions toujours plus rapides de notre monde. Cela peut-être par exemple de veiller à anticiper les conséquences concrètes de l’Intelligence Artificielle sur la façon d’exercer son métier demain. Se projeter : il s’agira pour l’entreprise de se remettre également en question; quel marché, quelles compétences à développer, quels investissements prioriser à court et moyen terme, quelle organisation mettre en place ?

Attention, l’agilité ou l’art de naviguer « s’entretient ». Que ce soit sur un plan individuel ou collectif, elle n’est jamais acquise définitivement. La souplesse s’entretient et peut même se développer... Les managers doivent donc avoir conscience que l’aptitude à développer leur propre agilité et celle de leurs équipes (on dépasse ici la notion d’employabilité) fait d’ores et déjà partie des nouvelles compétences à avoir ! Avoir un « vrai » projet évitera de subir le changement. Il contribuera à saisir et même créer de belles opportunités !

« Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et belle. » Antoine de Saint-Exupéry.