Le secret des leaders qui inspirent vraiment ? Ils commencent par eux-mêmes !

"La symétrie des intentions suppose de décider, délibérément, de ne pas attendre que l’autre bouge en premier."

Publié le 02/09/2026 par Cabinet QuinteSens / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Cédric Pozniak, consultant associé et coach professionnel, QuinteSens.
Cédric Pozniak, consultant associé et coach professionnel, QuinteSens.

Le secret des leaders qui inspirent vraiment ? Ils commencent par eux-mêmes !

Un client me dit un jour : « Je veux que mes équipes s’engagent vraiment. » Je lui pose alors une question simple : « Et toi, tu t’engages comment envers elles ? »

Silence !…

C’est ça, la symétrie des intentions. Ce principe, encore trop peu valorisé dans le monde managérial, part d’une idée dérangeante de simplicité : la qualité de la relation que vous vivez avec vos collaborateurs est le reflet exact de la qualité de la relation que vous leur offrez.

Autrement dit, vous récoltez ce que vous semez. Doucement mais sûrement !

Mais concrètement, cela fonctionne comment ?

Un DG veut de la transparence dans les remontées terrain ? Il commence par partager avec ses directeurs les vraies tensions du CODIR, sans filtre ni langue de bois. Une RRH veut que les managers s’investissent dans les entretiens de développement ? Elle leur partage ce qu’elle fait, elle, pour progresser professionnellement.

Un manager veut que son équipe soit force de proposition ? Il crée les conditions pour que les idées puissent exister, être entendues, parfois échouer, sans être sanctionnées le lendemain en réunion.

Un dirigeant veut de la loyauté ? Il montre en quoi il est, lui-même, loyal envers ceux qui le suivent : il les défend en leur absence, il honore ses engagements, il dit ce qu’il ne sait pas.

Ce ne sont pas des gestes anodins mais au contraire des signaux puissants qui impactent les équipes.

Mais parfois on tombe dans le piège d’attendre de l’autre d’abord.

Beaucoup de dirigeants que j’accompagne attendent un signal de leurs équipes avant de s’ouvrir. « Je verrai si je peux leur faire confiance. » Mais les équipes, elles, font exactement le même calcul de leur côté.

Résultat : deux attentes figées qui se regardent, et un collectif qui tourne à 60 % de son potentiel. Ni les uns ni les autres ne bougent. Et tout le monde finit par trouver que « les gens ne s’impliquent plus vraiment ». La symétrie des intentions brise ce cercle. Elle suppose de décider, délibérément, de ne pas attendre que l’autre bouge en premier. C’est un acte de leadership.

Ce n’est pas de la réciprocité naïve ni une injonction à tout donner sans discernement. C’est une posture : celle d’un manager ou d’un dirigeant qui accepte d’être la variable d’ajustement de la dynamique collective, plutôt que d’en être le spectateur déçu. La singularité des meilleurs leaders tient souvent à ça. Ils n’attendent pas et acceptent de donner d’abord le sens, la confiance, la reconnaissance. Et ils récoltent, dans la durée, ce qu’ils ont choisi de cultiver.

Changer la relation à son équipe commence rarement par l’équipe !