Les quatre chantiers du second semestre

Au premier semestre, malgré un choc géopolitique majeur, la plupart des classes d'actifs affichent des performances conformes, voire supérieures, aux attentes. Monétaire, obligations d'État, crédit investment grade et high yield, dette émergente, actions et matières premières. Le second semestre sera rythmé par quatre facteurs.

Publié le 15/07/2026 par Olivier Ducuing / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Le facteur politique

Les élections américaines de mi-mandat seront le premier rendez-vous. Le recul du soutien à la politique économique de Donald Trump dans l’opinion publique pourrait l'inciter à privilégier le pouvoir d'achat, au prix d'une nouvelle dégradation des finances publiques. Le taux américain à 30 ans sera le principal baromètre de la confiance des marchés. En Europe, les investisseurs commenceront également à regarder vers l'élection présidentielle française de 2027.

L'incertitude géopolitique

Le contexte de fragmentation géopolitique entretient un niveau d’incertitude élevé, entre la fragilité du cessez-le feu au Moyen-Orient et la poursuite du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Néanmojns, en dehors d'un scénario de récession mondiale, les crises géopolitiques n'ont qu'un impact temporaire sur les marchés.

La révolution Warsh

A la Fed, Kevin Warsh entend modifier la communication de la banque centrale, l'utilisation de son bilan et son analyse de l'inflation, de la productivité et de l'intelligence artificielle. Comme souvent lors d'un changement de gouvernance, un mouvement de volatilité accrue sur les marchés financiers pourrait être constaté.

La technologie sous surveillance

L'envolée des semi-conducteurs et les introductions de SpaceX, OpenAI et Anthropic relancent le débat sur une bulle de l'intelligence artificielle. À 28 fois les bénéfices attendus cette année, le secteur paraît exigeant. Mais une croissance des bénéfices proche de 50 % en 2026 puis supérieure à 30 % en 2027 ramène les valorisations à des niveaux cohérents, loin des excès du début des années 2000. Une gestion active de l’exposition à ce secteur reste essentielle.

Une allocation diversifiée et des paris tactiques limités.

Nous adoptons une allocation diversifiée sur la classe d’actifs actions, avec une légère préférence pour les États-Unis par rapport à l'Europe et un retour à la neutralité sur les marchés émergents et le Japon. Sur les obligations, nous restons diversifiés entre emprunts d’Etat et obligations d’entreprises de bonne qualité. Nous conservons une exposition aux hedge funds et à l'or, et des liquidités qui seront redéployées sur opportunités.