Merci Jean-Christophe !

"Lorsque tu prends en mains l’aéroport, Lesquin est encore la belle au bois dormant à laquelle personne ne s’intéresse vraiment"

Publié le 28/01/2020 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 1 minute

Lorsque tu prends en mains l’aéroport, Lesquin est encore la belle au bois dormant à laquelle personne ne s’intéresse vraiment, ni la Chambre de Commerce et d'Industrie ni la Région. A quoi bon ? Roissy est tellement commode d’accès et Zaventem la roue de secours. Tu vas réveiller la belle avec l’énergie et le bagout qui te caractérisent. Passionné d’aviation, ne pilotes-tu pas toi-même ton hélico ? Tu vas te dépenser sans compter pour sortir Lesquin de sa léthargie. En effet, l’aérogare était certes un beau geste architectural mais, vide toute la journée, elle ne s’animait vraiment que lorsqu’on annonçait Lyon ou Alger !

Te voilà infatigable commis-voyageur et année après année, les compagnies s’ajoutent aux compagnies (14 aujourd’hui), les destinations aux destinations (62 maintenant)... La Région n’a plus à rougir d’un aéroport secondaire. Tu expliques à qui veut l’entendre qu’il existe deux catégories de voyageurs : ceux qui “ have to fly”, ceux qui “want to fly”*. Les premiers portent cravate et attaché-case, les seconds jeans et sac à dos. Tu vises les deux clientèles qui d’ailleurs se confondent souvent. Le responsable de la centrale d’achat qui reçoit son fournisseur de Bordeaux peut le soir-même embarquer pour Figari.

Te voilà écarté sans remerciements, comme si tu étais parti avec la caisse ! Nul doute que pour fêter le 4 millionième passager, le président d’Eiffage aura l’élégance de t’inviter au premier rang.

*ceux qui doivent voler et ceux qui veulent voler