My taylor is rich

« Autrefois parler anglais était un avantage. Aujourd'hui ne pas le parler est un handicap ».

Publié le 26/06/2019 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

« Autrefois parler anglais était un avantage. Aujourd'hui ne pas le parler est un handicap ». Ainsi s'exprimait le directeur de l'école bilingue Jeannine Manuel. Souvenirs d'une altercation, lors d'un Conseil d'administration de l'APIM, avec le maire d'une commune que j'aurai l'élégance de ne pas citer « cette école est réservée aux riches ! » Je répondis : « aux élites mondialisées qui font une partie de leur chiffre d'affaires hors de France et dont les milliers de collaborateurs assurent la richesse de la métropole. »

Cette école, personne n'en voulait. Pour l'enseignement privé, c'était un concurrent à la porte du collège de Marcq. Pour le Rectorat, un OVNI, privé mais non confessionnel. Aujourd'hui tout le monde en veut, au grand dam des cadres étrangers qui ne trouvent pas toujours de place pour leurs rejetons. Telle était la conviction de Serge Charles, le regretté maire de Marcq-en-Baroeul qui s'ingénia à lui trouver un terrain. Bernard Gérard permit son agrandissement de l'autre côté de la rue. Il favorise aujourd'hui la création d'une école européenne près de Kernanec. Mais le compte n'y est pas car les inscriptions affluent et la liste d'attente s'allonge au rythme des bouchons qui se forment pour y accéder et en revenir.

S'il est une métropole où l'enseignement de l'anglais devrait être une priorité, c'est la nôtre. Car c'est à Lille que se concentrent les sièges de toutes ces multinationales que Lyon nous envie. Européennes dans les années 90, elles sont désormais mondiales. L'anglais est dès lors incontournable..

« Sorry for the time ! » Le Tout Paris diplomatique se gausse encore de cette exclamation lancée depuis le perron de l'Elysée par Nicolas Sarkozy raccompagnant Hillary Clinton à sa voiture sous une pluie battante. Que nous, les Français, sommes décidément mauvais en anglais !

« Bilingual Lille » : Voilà une accroche publicitaire qui viendrait compléter nos atouts au lendemain du Brexit pour en recueillir les miettes. Nous sommes encore loin du compte malgré l'excellent lycée Montebello et toutes les classes bilingues qui parsèment la métropole. C'est à la maternelle que tout commence. Passé douze ans, vous trainerez toute votre vie un accent à couper au couteau, ce qui est mon cas et, sans vous offenser, sans doute aussi le vôtre !