En redressement judiciaire, NectarGo se cherche un repreneur

La startup Nectargo, fondée par Martin Pennel, et spécialisée dans la mise en relation automatisée entre producteurs locaux et grandes surfaces, a été placée en redressement. Les candidats à la reprise ont jusqu'au 22 juin pour déposer leurs offres.

Publié le 19/05/2026 par Olivier Ducuing / Lecture libre / Temps estimé: 1 minute

Une nouvelle pépite régionale mord la poussière. NectarGo, jeune pousse créée en 2021 par Martin Pennel (photo) et Julien Masson, vient d'être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille Métropole. La société a développé une plateforme numérique permettant une gestion digitalisée des flux entre les producteurs locaux et les responsables des rayons et légumes des grandes surfaces. Un outil qui rencontrait en outre l'appétit de la grande distribution à développer des produits locaux, un élément d'attraction pour sa clientèle.

Après avoir mené à bien une première levée de 2 M€, NecarGo avait réitéré en 2024 pour 1,8 M€ (dont 1 M€ en capital), associant les actionnaires existants (fonds Evolem, 50 Partners et High Flyers Capital) ainsi que plusieurs individuels dont Philippe Brochard, ancien de la direction généraled'Auchan, ou encore Olivier Dauvers. L'entreprise de 30 salariés à l'époque évoquait une perspective de chiffre d'affaires de 10 M€ à horizon 3 ans et faisait l'objet d'une belle couverture médiatique.

Dépôt des offres jusqu'au 22 juin

Las, NectarGo n'a affiché en 2025 qu'un chiffre d'affaires de 185 K€, avec un passif de près de 100 K€, entraînant une cessation de paiements, et la décision du tribunal de commerce.

Ce dernier a fixé la date des offres de reprise au 22 juin. Martin Pennel se dit confiant dans la perspective d'un repreneur sur laquelle il travaillait déjà depuis six mois et qui a déjà suscité des marques d'intérêt. NectarGo affiche une communauté de quelque 3 000 agriculteurs impliqués dans le circuit court, soit près du quart du potentiel national. Sa plateforme génère «plusieurs millions de chiffre d'affaires local», souligne le fondateur, qui se dit à la disposition de tout repreneur éventuel et propose même son courriel que nous reproduisons ici avec son autorisation (martin@nectargo.fr) pour faciliter la prise de contact.