Ralentir pour ressentir et donc vivre !

Sommes-nous en mesure de Ralentir pour laisser de la place à nos ressentis ?

Publié le 25/10/2018 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Dorothée Schoutteten, consultante chez Quintesens.
Dorothée Schoutteten, consultante chez Quintesens.

Cela peut être considéré comme un « coup de gueule »... ou « un coup de chance » ! Lors d’un échange récent, suite à une situation difficilement vécue pour moi, j’entends cette phrase choc résonner en moi « ralentir pour ressentir »... Pourquoi cette injonction-là claque-t-elle en moi comme un déclic au lieu de se fondre dans les innombrables incitations à prendre soin de soi, méditer, prendre du recul, prendre de la hauteur... ?

La signification de ces deux verbes d’action m’a permis d’y voir plus clair. Ralentir signifie réduire sa vitesse. Ressentir c’est éprouver, sentir physiquement ou émotionnellement quelque chose. Être affecté de manière agréable ou désagréable par un événement ou une action. Est-ce à dire que si l’on vit à 100 à l’heure, nous ne sommes plus en capacité de ressentir ? Je vous laisse juge... mais cela devient inquiétant face au rythme effréné de nos vies... Deux chroniques à quelques jours d’intervalle sur une chaîne d’info réputée m’ont interpellée alors que je savourais les bouchons lillois du matin. Je vous raconte l’une d’elle : un journaliste finit sa chronique par de la musique et alors que le timing est dépassé, l’animateur dit « nous sommes en retard, mais nous allons écouter la chanson jusqu’au bout »... en d’autres termes, accordons-nous de ralentir pour prendre le temps d’écouter !... Sur une radio à 8h du matin, moment de grande écoute, j’ai apprécié cette initiative de l’animateur.

Et à titre individuel, à l’instar de cet animateur radio, sommes-nous en mesure de Ralentir pour laisser de la place à nos ressentis ? Et en acceptant de renoncer...? Vous pouvez alors légitimement me demander: « mais ça va m’apporter quoi de ralentir pour ressentir mes émotions ? »

Pour agir librement et en conscience. Plus notre niveau de conscience de nous-même et notre estime de soi sont élevés, plus notre comportement est rationnel et non défensif.

Je m’interroge alors sur l’image que nous pouvons avoir des personnes de notre entourage qui n’ont pas 1000 projets, et ne sont pas débordés...

La croyance que l’action est source de vie (laquelle ?) nous limite-t-elle dans notre envie de ralentir ? Je vous rassure, Ralentir est encore un verbe d’action ! Laissons-nous alors surprendre... et offrons nous « de sentir physiquement ou émotionnellement » !