Rer Grand Lille (bis repetita)

"Son initiateur, le président Percheron, avait d'abord songé à un Grand Lens autour du Louvre avant d'y renoncer."

Publié le 27/03/2019 par Equipe Eco121 / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Son initiateur, le président Percheron, avait d'abord songé à un Grand Lens autour du Louvre avant d'y renoncer. En effet, un musée fut-il prestigieux, un stade de foot fut-il mythique, un Anneau de la Mémoire fut-il internationalement visité ne suffisent pas pour créer une métropole. Alors va pour Grand Lille avec ce RER pour relier le bassin minier à Lille. Le Comité Grand Lille milite depuis sa création pour une métropole dont le poids démographique serait suffisant pour mettre un gros point sur la carte de l'Europe. Connaissez-vous la Hesse ? La Lombardie ? Non ! Alors qu'à l'évocation de Francfort ou de Milan, vous viennent de suite à l'esprit deux villes puissantes, mondialement réputées. Lesquin, Seclin, Carvin, Hénin, quand le sot voit quatre gares à la rime riche, le sage voit quatre villes nouvelles bâties autour de ces gares, totalisant cinquante mille nouveaux Grand-Lillois heureux de quitter les bouchons des petits matins blêmes sur l'autoroute A1. Quand le sot déclare qu'on n'a pas les moyens d'une telle ambition, le sage fait le calcul de la plus value engendrée par la métamorphose de ces hectares agricoles en mètres carrés urbains.Mais qui va porter cette folle ambition ? La Région ? Le président Bertrand n'a-t-il pas d'autres priorités ? Le canal Seine-Nord d'abord, puis cette ligne pour relier le sud de l'Oise à Roissy. Ne dit-on pas déjà à Amiens comme au fin fond de l'Aisne « Il n'y en a que pour Lille ! » La Mel ne peut-elle prendre sa part ? Alors, Région ou Mel ? Les deux, mon général ! D'ailleurs ils seront tous les deux dans la tribune d'honneur le jour de l'inauguration en ... .... Feu le truculent Notebart adorait répéter cette phrase « un infant qu'é biau, cha minq pas d'père ! »

Adieu Pierre !

Saintignon n'est plus. Descendant d'une illustre famille de Lorraine, il avait rejoint il y a trente ans notre terre du Nord dans l'ombre de Martine Aubry. Il l'a servie sans jamais se servir. On connaît toutes les cases du parcours politique qu'il aura cochées, jamais en première ligne. Ce que le grand public sait moins c'est le rôle déterminant qu'il joua en développant Euratechnologies pour faire éclore les talents ; en créant Vitamine T pour rendre leur dignité aux exclus du travail. Toute sa vie, dénué de tout sectarisme, il aura oeuvré pour rapprocher les mondes économique et politique. « un aristo au service des prolos ! » J'ai eu le privilège de pouvoir me rendre à son chevet quelque temps avant sa mort pour lui témoigner mon amitié. Je le vis combatif devant la souffrance, comme il le fut devant tous les challenges qu'il releva au cours de sa vie. à Dieu Pierre