Septembre 2026 : le tournant décisif de
 la facturation électronique en France

Julie Tarbé de Saint Hardouin, Laurent Chetcuti et Arnaud Delpierre, Associés KPMG

Publié le 03/03/2026 par KP MG / Lecture libre / Temps estimé: 2 minutes

Julie Tarbé de Saint Hardouin, Laurent Chetcuti et Arnaud Delpierre, associés KPMG
Julie Tarbé de Saint Hardouin, Laurent Chetcuti et Arnaud Delpierre, associés KPMG

Moins de 200 jours nous séparent de l’entrée en vigueur de la facturation électronique obligatoire en France. Cette réforme, inscrite dans la loi de Finances 2026, ne se limite pas à une mise en conformité : elle transforme la facture en un flux digitalisé, contrôlé en quasi-temps réel, et oblige les entreprises à fiabiliser leurs données financières et fiscales. Le calendrier est progressif : dès septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques, tandis que les ETI et grandes entreprises devront également émettre et transmettre leurs données à l’administration fiscale. Les PME et micro-entreprises bénéficieront d’un délai supplémentaire jusqu’en septembre 2027, mais devront, elles aussi, se préparer dès maintenant pour éviter les retards et les risques de non-conformité.

Deux dispositifs structurent la réforme :

L’e-invoicing, pour les factures B2B, impose un suivi précis du cycle de vie des factures via une plateforme agréée, avec traçabilité complète et horodatage sécurisé.

L’e-reporting, pour les ventes B2C, internationales et les encaissements, permet de transmettre à l’administration les informations nécessaires au suivi de la TVA et à la lutte contre la fraude.

Les enjeux sont concrets : une facture non conforme peut retarder les paiements, fragiliser la trésorerie et attirer l’attention de l’administration fiscale. Mais cette réforme peut devenir un levier stratégique : elle permet d’automatiser les processus, de réduire les litiges, d’améliorer la qualité des données et de préparer le pré-remplissage futur des déclarations de TVA. Surtout, elle s’inscrit dans une dynamique européenne plus large, avec des pays comme la Belgique ou l’Italie déjà équipés, et ouvre la voie à une transformation durable des pratiques financières et comptables. Anticiper cette transition n’est pas seulement un impératif réglementaire : c’est une opportunité pour optimiser ses flux, fiabiliser ses données et accélérer ses processus financiers, tout en gagnant en visibilité et en contrôle sur l’ensemble de sa chaîne facturation-paiement.