Cooptalis veut lever 10 M€€ pour booster l'international

Attention, grosse pépite. Cooptalis connaît une croissance très spectaculaire dans un univers inattendu, le recrutement de compétences à l'international et l'accompagnement : l'obtention des visas, des titres de séjour, parfois jusqu'à l'accueil à l'aéroport et même la fourniture de logements, autant de sujets anxiogènes tant pour le candidat que pour l'entreprise. De grands comptes ont déjà signé avec la jeune entreprise nordiste : Atos, Hilton, Fauchin, Sopra, Bouygues, Api Restauration, parmi bien d'autres. Et le potentiel est immense. En seulement cinq ans d'existence, Cooptalis a déjà atteint 12 M€ de chiffre d'affaires avec 300 salariés et est déjà au rang des ETI (entreprises de taille intermédiaire). « On double tous les ans », explique sans forfanterie Olivier Desurmont, associé au côté de Gilles Lechantre, ex-cadre dirigeant de Manpower. Le carnet de commandes est tel que la société estime son niveau de ventes 2018 entre 22 M€€ et 25 M€€ ! Et l'objectif 2020 est fixé à 50 M€€. Avec un gros avantage sur nombre de start-up : la société est déjà rentable. Un parcours météorique qui a valu aux dirigeants une invitation à Matignon pour recevoir le «pass Frenchtech» décerné aux sociétés françaises en «hyper-croissance».

 

Nord Création (IRD) et Finorpa l'ont accompagnée en capital fin 2015, à hauteur de 400 K€€. Mais les dirigeants préparent une grosse levée de fonds de 10 M€ pour début 2018. «Il ne se passe pas un jour sans que j'aie un appel d'une banque d'affaires », sourit Olivier Desurmont. Ce serial entrepreneur s'était déjà illustré il y a 13 ans en créant Sineo, entreprise de lavage de voiture sans eau, finalement vendue en 2011 pour un euro à Norauto alors qu'elle comptait plus de 500 salariés. Sineo en emploie désormais 650, sous la houlette de son ancien directeur commercial, Hervé Casquet.

Implantée à Marcq-en-Baroeul, le long du boulevard de la Marne, Cooptalis occupe une maison d'habitation transformée en bureaux (et bientôt la maison voisine, pour suivre la cadence), où les conversations téléphoniques se passent dans toutes les langues, pour suivre les dossiers. «On parle plus de 20 langues ici, nous avons 25 nationalités différentes».

 

" Référence mondiale"

La nouvelle levée de fonds doit financer à la fois le maillage physique de la France mais aussi les nouvelles implantations internationales et la création d'une plateforme numérique très ambitieuse. Déjà présent physiquement au Maroc, en Tunisie et au Vietnam, Cooptalis compte ouvrir l'an prochain au Canada et en Allemagne. A moyen terme, la société a ciblé les pays stratégiques en terme de volumes de recrutement : les Emirats, Hong Kong, l'Afrique du Sud, l'Australie, le Brésil, l'Irlande, notamment. En parallèle, Cooptalis digitalise son dispositif, avec une plateforme numérique, qui représente un investissement de plusieurs millions d'euros et qui sera opérationnelle dès 2018. «Nous lançons cet outil à grande échelle, pour en faire une référence mondiale», explique Olivier Desurmont. Pour faire simple, la plateforme doit permettre à une entreprise dubaïote de lancer le recrutement d'un médecin, à un hôtel londonien d'embaucher un chef français, etc. Et la société prépare aussi une croissance externe (une société d'une trentaine de salariés) d'ici la fin de l'année pour compléter son offre dans le domaine de la relocation. Le groupe vise les 500 salariés d’ici fin 2018.

Les perspectives de développement sont telles que les dirigeants de Cooptalis envisagent d'ores et déjà une levée de fonds beaucoup plus importante dans les 18 mois. Décoiffant

Olivier Ducuing

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