Dominique Gorisse replante des emplois dans la Sambre

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« Je suis tre?s mauvais e?le?ve en communication ». Dominique Gorisse s'excuserait presque de ne pas aimer les lumie?res de la ville. Ce natif de la Sambre s'est pourtant fait un nom dans le monde de la renaturation ve?ge?tale dans la France entie?re. Il franchit aujourd'hui une e?tape majeure avec le transfert de son entreprise sur un parc d'activite?s qu'il cre?e lui-me?me a? Beaufort, non loin de Maubeuge, pour un investissement de 4 M€. Il n'a pas envisage? pour ce projet d'autre lieu que son village natal. C'est me?me dans la ferme familiale qu'il y est ne? il y a 53 ans, apre?s ses 7 autres fre?res et sœurs. Puis e?leve? « a? la dure », avec des valeurs du travail profonde?ment ancre?es en lui.

 

« A dix ans, je faisais des charrete?es de paille quand les autres partaient en vacances », sourit-il sans aucune amertume. Cet amoureux des arbres sent tre?s vite sa vocation. Il s'y reprend trois fois, mais finit par inte?grer un BTS forestier tre?s se?lectif a? Annecy, comple?te? d'e?tudes de gestion a? Paris, interrompues pour s'occuper de son pe?re. Apre?s plusieurs expe?riences au Gabon comme stagiaire, comme fonctionnaire a? la DDA de Rennes, puis comme commercial chez les pe?pinie?res Naudet, il se lance en 1991 a? Beaufort en cre?ant Fore?ts et Paysages, de?die? a? l'arbre, dans la fore?t, la ville ou les cours d'eau. Ce dernier secteur repre?sente 60% d'un chiffre d'affaires total de 4,5 M€ pour 50 salarie?s dont les trois quarts entre?s par la porte de l'apprentissage.

 

Nul n'est prophe?te en son pays, et c'est pluto?t hors du Nord, « qui a 50 ans de retard en matie?re de cours d'eau », que l'entreprise s'est de?veloppe?e. En revanche, son activite? d'e?lagage d'arbres dangereux, plus localise?e, est filialise?e depuis 1995. Arbres Plus, dote?e de 12 « e?lagueurs voltigeurs » tre?s forme?s, mais aussi d'un mate?riel de pointe, traite a? la fois les collectivite?s et un portefeuille de 4000 clients dans le grand nord de la France. Installe? dans une maison de Beaufort qu'il admirait gamin, avec sa tour du XIIe sie?cle, et qu'il a pu racheter il y a quelques anne?es, Dominique Gorisse est de?sormais a? l'e?troit, avec un parc machines qui ne cesse de grossir. Comme ces 8 pelles me?caniques avec leurs bras de 17 me?tres, qu'il envoie dans toute la France au gre? des chantiers... Aussi a-t-il saisi l'opportunite? de construire un parc d'activite?s prive? (ci-dessous), en bordure de la Nationale 2. L'entreprise y de?me?nagera en fin d'e?te?, sur un site calibre? pour monter a? 90 salarie?s dans les 5 ans. Le CA devrait avoir double? d'ici la?. Gra?ce aussi a? la monte?e en puissance de la valorisation des sous-produits du groupe, soit pas moins de 20 000 tonnes par an, dont 6000 qui seront traite?es dans le Nord. Des contrats sont de?ja? signe?s pour approvisionner des chaudie?res industrielles, avec 3 embauches.

 

Implantation du groupe Carre?

Plusieurs autres parcelles sont a? commercialiser, mais le groupe ce?re?alier Carre?, dont le dirigeant Fre?de?ric Carre? chasse re?gulie?rement avec Dominique, a de?ja? signe?. Et un lot ira a? son beau-fils, mai?tre armurier, qui porte un projet de Cyne?-tir ine?dit : le pas de tir blinde? et insonorise? mettra le chasseur en situation re?elle avec des sce?nes vide?o de de?robades d'animaux. Le projet de?marrera en septembre avec 5 emplois. Au total, ce parc en pleine pays rural pourrait he?berger 120 a? 150 emplois dans les cinq ans, espe?re Dominique Gorisse.

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Ces succe?s lui donnent-ils des ambitions? Nullement ! Tre?s sollicite? pour les municipales, par diffe?rents re?seaux, y compris mac?onniques, il a toujours de?cline?, faute de temps. Quand il a une heure, il pre?fe?re aller fla?ner dans le bois de 60 ha qu'il a acquis il y a quelque temps, et y croiser le regard d'un sanglier ou d'un chevreuil qu'il retrouvera sans doute un jour de chasse

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