e-Valley de Cambrai : Union sacrée pour trouver une nouvelle dynamique

Image par défaut Eco121, mensuel des décideurs des Hauts de France Image par défaut Eco121, mensuel des décideurs des Hauts de France

«  Il y a une volonté de faire », lance David Taieb, pdg de BT Immo Group toujours bien en peine d’'annoncer une date de début des travaux. Pour rappel, l’'homme d'’affaires projette de construire sur l’ancienne base aérienne militaire de Cambrai plus de 700 000 m2 d’'entrepôts logistiques pour le e-commerce pour un investissement de 300 M€. Des clients du secteur se seraient déjà montrés intéressés pour en occuper 120 000 m2. Ce hub, baptisé e-Valley, générerait à terme près de 1500 emplois, selon David Taieb.

Depuis plusieurs années, plusieurs blocages administratifs compliquent la procédure de cession des terrains. La réunion a abordé la mise en oeuvre d'un nécessaire diagnostic architectural ou la présence sur le terrain d'’une espèce protégée en l’'occurrence le hibou des marais. Le projet doit intégrer la présence d’un radar à proximité qui impactera la hauteur des bâtiments ou le choix des matériaux. Jusque-là, les services de l'’Etat et les collectivités concernées travaillaient sur le dossier sans concertation. « Nous avons pu faire une réunion avec tous les gens qui décident », se réjouit David Taieb qui déposera les permis de construire dans trois mois. Etaient notamment présents autour de la table : Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France, Michel Dagbert, président du Conseil départemental du Pas-de-Calais et Guy Bricout, vice-président du Conseil départemental du Nord, en charge de l’aménagement du territoire. Une nouvelle réunion devrait se tenir dans un mois avec de nouvelles réponses.

Autre sujet abordé : le montage financier à faire valider par Bercy de la cession des terrains. David Taieb compte recourir à un crédit bailleur pour leur acquisition et n'’en deviendrait propriétaire qu’'au bout de 15 ans. Une manœuvre qui lui permettrait d’'éviter de payer un reversement dû à l'Etat en cas de revente d'un terrain cédé à l'origine pour un euro symbolique.