Ces chercheurs devenus patrons

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"Les univers de la recherche et de l'entreprise sont a? des anne?es lumie?re l'un de l'autre», « Des mondes qui ne se comprennent pas »... Qui n'a entendu cette complainte sempiternelle ? Pourtant, le climat a change?. Les dossiers porte?s par des chercheurs se multiplient, souvent avec succe?s. Depuis la loi Alle?gre de 1999, les passerelles sont de?sormais facilite?es voire encourage?es entre les deux mondes. « En permettant a? des chercheurs de se mettre en disponibilite? pour cre?er et en leur assurant un retour a? la recherche en cas d’e?chec, la loi sur l’innovation a provoque? une impulsion », estime Christine Useille, directrice de la Satt Nord (socie?te? d'acce?le?ration du transfert de technologie).

Certes, le chemin n'est pas jonche? de pe?tales de roses, et des projets e?chouent (Osyris, Cellial...) malgre? un potentiel apparemment important. Mais l'ave?nement de la SATT, qui valorise les brevets et les de?couvertes, apporte une nouvelle brique importante a? l'e?difice de l'innovation re?gionale.
Reste qu'il manque souvent aux chercheurs une compe?tence de gestionnaire, qui peut menacer des projets par ailleurs techniquement irre?prochables. Aussi voit-on fleurir de plus en plus des duos, les scientifiques se faisant accompagner de managers capables de de?velopper tout en surveillant les cordons de la bourse, a? l'exemple de Delfmems, lance? par Olivier Millet, chercheur en microe?lectronique. Avec une exigence de temps de maturation long pour des dossiers souvent bien plus complexes que l'entreprise lambda.

Il n’empe?che. De belles re?ussites issues de la recherche publique re?gionale ont e?clos. Comme Alzprotect, start-up de?die?e a? la lutte contre la maladie d’Azheimer porte?e par Philippe Verwaerde (ci-dessous) ou encore Cimes a? Valenciennes, spe?cialiste de la simulation nume?rique, fonde? par Arcangelo Schena qui emploie aujourd'hui 25 personnes (p.20). A peine e?voque?e il y a quelques anne?es, la cre?ation d’entreprise est aujourd’hui aborde?e sans tabou dans les cursus de formation et valorise?e au sein des labos.
C’est aussi un de?bouche? de plus en plus ple?biscite? par les jeunes post-doc, en que?te malheureuse de poste dans la recherche publique ou aupre?s des industriels leur pre?fe?rant des inge?nieurs.

 

 

Philippe VERWAERDE Alzprotect : Un espoir mondial pour Alzheimer

« I enjoy being an entrepreneur » *. Sur son compte Linkedin, la double vocation de la science et de l'entreprise de Philippe Verwaerde saute aux yeux. Ce Lillois d'origine, docteur en biologie de Lille II, a pris l'ascenseur social du me?rite re?publicain pour passer d'un milieu ouvrier de?favorise? a? celui de patron d'une des plus prometteuses start-up de la re?gion, AlzProtect, de?die?e a? la lutte contre la maladie d'Alzheimer. Son parcours international l'a amene? chez des grands noms de la pharmacie (GSK) ou plus modestes comme Genfit dont il fut directeur de la biochimie, ou DevGen a? Gand. Le quinqua a aussi cre?e? plusieurs socie?te?s (Vivactiss a? Bruxelles, puis iNovacia en Sue?de). Il rejoint en 2009 Andre? Delacourte, neurobiologiste, directeur de recherche Inserm a? Lille, et Patricia Menyk, professeur de chimie a? Lille II pour de?velopper AlzProtect et sa nouvelle approche the?rapeutique base?e sur la de?toxification du cerveau. un me?tier ou? il a accompagne? le de?veloppement d'un candidat me?dicament a? un niveau avance? de recherche clinique. La preuve de concept sur l'homme est attendue dans les deux ans avant de ce?der la licence a? une big pharma, dont certaines frappent de?ja? a? la porte. En attendant, il cherche une douzaine de mil- lions d'euros pour financer les e?tudes cliniques. « Je suis passe? de chef d'entreprise a? leveur de fonds a? 100% », s'amuse le Nordiste, qui trouve sa motivation dans la formidable avance?e me?dicale qui s'annonce pour des millions d'e?tres humains

* "je suis heureux d'e?tre un entrepreneur"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sami MOHAMMAD et Tarek KASMIEH, Autonomad mobility

Ils motorisent les fauteuils roulants

Le premier, 35 ans, est docteur en automatisme. Le deuxie?me, 45 ans, professeur d'e?lectrologie a? l'institut polytechnique de Toulouse.
Le dernier, Pierre-Marie Guerra, 51 ans, dirige leur labo valenciennois, le Lamih. De?s 2013, ils sont reconnus au concours des entreprises innovantes au titre des projets e?mergents, et en 2015, ils viennent de de?crocher un prix au titre de la cre?ation. Leur projet, baptise? Autonomad Mobility propose des motorisations intelligentes– mais aussi discre?tes et portatives- sur tout fauteuil roulant manuel. un marche? e?norme pour faciliter la vie de centaines de milliers de personnes a? mobilite? re?duite. Trois brevets CNRS/ universite? de Valenciennes prote?gent ces inventions. Sami et Tarek, tous deux syriens d'origine, ont un gros appe?tit d'entreprise. Le premier l'a de?ja? connue lors de sa bourse Cifre, l'autre pendant dix ans en Syrie. L'heure est aux projections : dans cinq ans, la socie?te? devrait
compter 15 salarie?s et sera de?ja? internationale, certains pays e?tant proactifs avec leurs concitoyens handicape?s (Scandinavie, Allemagne, notamment). une premie?re leve?e d'amorc?age devrait intervenir avant la fin de l'anne?e, avant une leve?e plus substantielle ensuite pour le de?veloppement.

 

 

 

 

 

Patrick EMERY, Menapic : Il teste les revêtements à l’échelle nano

Docteur en micro-ondes et micro-technologies, Patrick Emery a co-fonde? Menapic en 2010 avec Arnaud Devos, docteur en physique. Le premier a pris les commandes de la socie?te? le second en assure la direction technique. Les deux associe?s, issus de l’IEMN, s’appuient sur la technologie Apic, brevete?e par le CNRS. Gra?ce a? leur plateforme de test des reve?tements, ils re?pondent aux besoins de l’industrie de la verrerie, des semi-conducteurs et du photovoltai?que. Installe?e dans les locaux de l’Isen, la start-up de 10 personnes re?alise plus de la moitie? de son chiffre d’affaires – tenu secret - a? l’international. Elle ajoute cette anne?e une nouvelle corde a? son arc en lanc?ant la commercialisation de machines de tests cle?s en mains et non destructives. Paralle?lement, Patrick Emery envisage une leve?e de fonds d’ici la fin d’anne?e. Mais pour mener la barre, le dirigeant de 35 ans, qui a de?- laisse? sa blouse de chercheur pour le costume de patron, s’est forme? sur le tas aupre?s d’autres entrepreneurs. « J’ai appris a? adapter mon discours en fonction de mes interlocuteurs », explique-t-il. Et ope?re? un changement de mentalite? : « il faut vraiment switcher, ce qui est parfois complique? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dominique TIERNY, OCR : Ve?te?rinaire et start-upper

« On n'apprend rien sur l'entreprise, il n'y avait aucun cours ». Ce n'est pas a? la prestigieuse e?cole ve?te?rinaire de Maisons-Alfort mais bien sur le tas que Dominique Tierny a appris son me?tier de chef d'entreprise. Elle a d'abord exerce? dix ans de fac?on classique dans un cabinet ve?te?rinaire ge?ne?ra- liste avant de lancer sa premie?re socie?te?, Oncovet. un centre d'oncologie ve?te?rinaire, aujourd'hui base? a? la cite? scientifique de Villeneuve d'Ascq, avec 27 salarie?s. Le centre e?tait sans e?quivalent a? l'e?poque dans le prive?, pour soigner les animaux atteints de cancer. Progressivement, Dominique Tierny s'associe avec d'autres professionnels pour s'agre?ger des compe?tences en imagerie, chirurgie, notamment. Puis en 2010, cette me?re de quatre enfants lance une vraie start-up, OCR. Il s'agit d'utiliser le chien comme mode?le d'essai clinique de me?dicaments a? vocation humaine. une quantite? de bonnes fe?es se penche sur le berceau de la jeune socie?te? : des business angels, Nord France Amorc?age, Autonomie & Solidarite?, Ose?o (Bpi), le re?seau entreprendre, LMI, Eurasante?, sans compter le ministe?re de l'industrie - OCR est laure?ate du concours des entreprises innovantes. Le succe?s est au rendez-vous, avec deux dossiers au FUI, cinq e?tudes initie?es avec des biotech ou des entreprises de pharmacie, et un gros essai clinique en me?decine ve?te?rinaire, avec un chiffre d'affaires espe?re? d'1 M€ cette anne?e et le double dans les deux ou trois ans. Aujourd'hui, Dominique Tierny vient de de?me?nager OCR et ses dix salariés -bientôt 12-  sur le parc Eurasanté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Benoi?t DEPREZ et Terence BEGHYN

Apteus :  Ils personnalisent les me?dicaments

La plupart des patients atteints de maladies rares n’ont pas de traitement a? leur disposition. A respectivement 35 et 47 ans, les deux pharmaciens, docteurs en chimie utilisent les cellules des patients pour tester tre?s rapidement une pharmacope?e de 3000 solutions existantes, et trouver le me?dicament qui soignera la maladie. C’est en de?cembre 2013, que les chercheurs du labo Inserm u1177 (Lille 2 - Institut Pasteur de Lille) ont saute? le pas de la cre?ation. » « Une envie de longue date » pour Terence Beghyn qui a donc enfile? la casquette d’entrepreneur dans le cadre de la loi sur l’innovation. De?tache? de son poste de mai?tre de confe?rence, il dirige la socie?te? avec son confre?re qui y consacre 20% de son temps. Et pour se former aux rudiments de chef d’entreprise, Benoi?t Deprez a comple?te? son parcours par un MBA a? l’Edhec. Au total, ils ont rec?u pre?s de 500 K€ de subventions lors du concours de cre?ations d’entreprises innovantes du Ministe?re de la recherche et aupre?s de l’agence nationale de la recherche. Les patrons-chercheurs pre?voient ne?anmoins une leve?e de fonds d’ici la fin d’anne?e aupre?s d’un fonds spe?cialise? – partenaire. Ils diversifient aussi leur recherche cette fois en ressources humaines puisque sept recrutements sont en cours, notamment pour se doter d’un me?decin directeur d’affaires.

 

 

 

 

[caption id="attachment_28027" align="alignleft" width="299"] Crédit : Sam Bellet[/caption]

Nadira DELHEM, Eat-cell biotech :
Elle valide l’inocuite? des candidats-me?dicaments contre le cancer

Les labos pharmaceutiques comme Roche ou Pierre Fabre font appel a? sa plateforme EAT-Cell Biotech. Le but : tester et valider toutes mole?cules the?rapeutiques vis-a?- vis des lymphocytes Treg avant le lancement d’essais cliniques one?reux. Derrie?re cette start-up passe?e par le bio-incubateur d’Eurasante? et installe?e a? l’Institut Pasteur de Lille, Nadira Delhem. A 46 ans, cette Lilloise a converti plus de 10 ans de recherche au sein du labo CNRS d’immuno-re?gulation des cancers viro-induits qu’elle dirige. Laure?ate en juillet 2014 du concours I-lab cate?gorie Emergence, elle vient de passer le cap de la cre?ation apre?s un accompagnement par la SATT Nord. Mais a de?cide? de confier les com- mandes de son entreprise a? Dhafer Mrizak, inge?nieur au profil business-de?veloppeur. « Passionne?e de recherche », Nadira Del- hem pre?fe?re garder ses fonctions et endosse le ro?le de consultante scientifique avec le docteur Olivier Morale?s, e?galement associe?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stéphane DUCASSE , Synectique : Il analyse les logiciels
pour assurer leur maintenance

Ce Nic?ois d’origine, directeur de recherche a? Inria Lille a co-fonde? Synectique avec Ussman Bhatti, Nicolas Anquetil et Philippe Valenza en juin 2013. Installe?e a? Euratechnologies, la socie?te? cre?e des outils sur mesure pour la maintenance logicielle. Ou comment analyser la masse de lignes de code dont sont constitue?s les logiciels qui font tourner le monde d’aujourd’hui pour en permettre une gestion efficace et e?conomiquement rentable. Aujourd’hui conseiller scientifique de Synectique, celui qui donne des cours a? travers le monde, a aussi de?veloppe? le langage baptise? Pharo, sur lequel s’appuie un e?cosyste?me d’enseignants, de chercheurs et d’entreprises. A 47 ans, Ste?phane Ducasse aime « avoir un pied dans la recherche et un autre dans la re?alite? ». Alors s’il reste fortement implique? sur le volet scientifique de l’entreprise, il laisse en septembre les re?nes ope?rationnelles a? Philippe Valenza. un premier tour de table de 300 K€ avec un fonds d’investissement re?gional est justement programme?e pour cette rentre?e, tout comme l’embauche de trois personnes d’ici la fin d’anne?e.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alexis MULLER , Axellience Il optimise des logiciels par la mode?lisation

Ce chercheur a? l’Inria Lille a de?veloppe? des outils de mode?lisation en ligne pour l’optimisation de logiciels internes. un savoir- faire qu’il de?cide de valoriser en co-fondant Axellience en 2012. Il s’associe alors avec Thomas Legrand, inge?nieur de recherche a? l’Inria et Ste?phane Deveaux, au profil business-de?veloppeur, et s’installe a? Euratechnologies. A 37 ans, ce docteur en informatique n’est pas a? sa premie?re expe?rience dans le monde prive?. Enseignant-chercheur a? Lille 1 de 2003 a? 2006, il enchai?ne ensuite un post-doc a? Paris 6 et de?cide de rejoindre la socie?te? Nextoo en 2007. Puis il inte?gre Inria ou? il porte durant 2 ans le projet Axellience dont il est aujourd’hui pre?sident. Le chercheur, qui a rafle? de multiples concours dont deux fois le concours national d’aide a? la cre?ation d’entreprises, et le Tremplin Entreprise du Se?nat, n’a pas he?site? a? se faire accompagner co?te? management. D’abord par l’incubateur MITI puis en suivant la formation Stanford avec Euratech. En 2014, la start-up a leve? 500 K€ aupre?s de Finovam, Nord Cre?ation et Nord France Amorc?age. De quoi doper le de?veloppement commercial de GenMyModel, sa so- lution disponible en mode cloud, tout en pre?parant un rapprochement avec un e?diteur d’envergure d’ici quelques mois.

 

 

 

 

 

Arcangelo SCHENA, cimes : La simulation nume?rique au service du produit

Il est Italien, est ne? en Belgique et a pose? ses valises a? Valenciennes. A 51 ans, Arcangelo Schena dirige Cimes, socie?te? d’inge?nierie de de?veloppement de produits gra?ce a? la simulation nume?rique.
Jeune diplo?me? de la faculte? polytechnique de Mons, il devient enseignant-chercheur a? l’universite? de Valenciennes. Il travaille alors au sein du labo d’automatique, de me?canique et d’informations industrielles et humaines (LAMIH), donne des cours et s’occupe de transfert de technologie. Il y rencontre Yves Ravalard, Daniel Coutellier, Pascal Level (ex-pre?sident de l’universite?) et Pascal Drazetic. En 1989, ils co-fondent Cimes dont il porte aujourd’hui seul le de?veloppement, ses compe?res ayant de?cide? de se consacrer a? leurs activite?s de chercheurs. Avec son e?quipe de 25 personnes, il ope?re pour le compte de grands donneurs d’ordres tels que Siemens, Bombardier, Alstom, Eurotunnel, le groupe Fives ou Renault Trucks. Apre?s l’ouverture en 2012 d’un bureau a? Lyon, il pre?voit de?sormais de s’implanter en Belgique. Objectif : doubler ses 2 M€ de chiffre d’affaires a? horizon trois ans. D’ici la fin d’anne?e, Cimes sera la premie?re entreprise a? inte?grer le ba?timent Mobilium sur Transalley. Manie?re de se rapprocher de l’e?cosyste?me du Hainaut spe?cialiste de la mobilite?. Et pour ce patron « forme? sur le tas », il reste de son passe? « une e?tiquette » : « je fais toujours partie de cette grande famille ou? il y a beaucoup de bienveillance"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruno LEPORCQ Kinestesia :  la me?trologie applique?e a? l’analyse 3D du mouvement

A 63 ans, Bruno Leporcq est un jeune cre?ateur. Incube? depuis 2012 au bio-incubateur Eurasante?, il a cre?e Kinestesia en novembre 2014... quelques mois seulement apre?s avoir pris sa retraite ! Ce docteur en physico-chimie a passe? 35 ans de carrie?re au sein de l’Onera, a? Palaiseau puis a? Lille ou? il occupait depuis 2006 le poste de res- ponsable de la valorisation et des transferts de technologie. Mais c’est de l’e?quitation, son autre passion, qu’est ne?e sa socie?te? base?e a? Verton (62). Alors qu’il s’occupe de son cheval au sein de l’e?curie de son ami Julien Gouz, le cavalier-chercheur rencontre une e?tudiante qui planche sur l’influence de l’e?quitation sur le rachis humain. En aidant la jeune femme, il prend conscience que son sa- voir-faire dans l’expertise du mouvement peut inte?resser les professions me?dicales et sportives. S’ensuit une se?rie de publications en lien avec le Cadre Noir de Saumur et « l’envie de de?velopper un outil qui a du sens pour les autres ». La cre?ation s’impose pour ce- lui qui « n’a pas envie de s’arre?ter » : Bruno Leporcq s’associe alors avec son ami Julien Gouz. Ensemble, ils peaufinent leurs compe?tences entrepreneuriales en inte?grant le programme HEC Challenge+. Ils espe?rent de?sormais mettre sur le marche? leur premier produit a? horizon 2016, apre?s encore quelques mois de R&D

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Re?gis LOGIER, directeur du CISIT Son me?tier : serial entrepreneur

Son nom apparai?t dans de nombreux dossiers d'entreprises innovantes re?gionales. A 57 ans, ce docteur en ge?nie me?dical, inge?nieur hospitalier, professeur universitaire directeur d'un labo Inserm au CHRu n'est pourtant pas un chef d'entre- prises. Il dirige l'un des huit centres d'investigation clinique pour les innovations technologiques (CISIT) franc?ais. Le no?tre est une ve?ritable couveuse de projets. « je ne suis pas chercheur, je cherche le bon porteur », dit-il. Re?gis Logier est de?ja? pre?sent dans 5 start-up (dont Mdoloris ou plus re?cemment HNL et ECEP), qu'il accompagne souvent avec succe?s dans le concours des entreprises innovantes. Sa spe?cialite? : les technologies me?dicales, notamment les biocapteurs, et la e-sante?. «On travaille en cherchant les ide?es et les besoins au quotidien de la me?decine, qu'on essaie de transformer en prototype, pour passer de l'ide?e a? la valorisation», explique ce « ge?ne?rateur de projets qu'il faudrait cloner tant ses initiatives sont fructueuses », dixit Etienne Vervaecke, directeur d'Eurasante? et du po?le NSL

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