Sobriété subie, planifiée ou choisie ?

Dérèglement climatique. Crise sanitaire. Difficultés de recrutement et d’approvisionnement. Guerre en Ukraine. Inflation. Pénurie de carburant... Les crises s’enchaînent, les entreprises en subissent les conséquences et encaissent les chocs. Août 2022, Monsieur Emmanuel Macron évoque la « fin de l’abondance », incitant citoyens et acteurs économiques à consommer moins. En parallèle, des entreprises s’inscrivent dans une sincère démarche d’engagement sociétal et environnemental.
La sobriété est devenue un impératif, il reste que chacun est libre de choisir comment l’appréhender !
Sobriété subie
Pour faire face aux augmentations des coûts de l’énergie ou aux difficultés de recrutement, des entreprises sont contraintes de suspendre ou réduire leur production. Devant l’urgence, l’Etat a ac- cordé une « aide gaz et électricité » à certains acteurs économiques pour les accompagner dans la gestion des diffi- cultés peu évitables.
Sobriété plannifiée
Face à l’urgence climatique, l’Etat tente de planifier la production et la décar- bonation de nos économies grâce à des mesures incitatives favorables aux en- treprises. Ainsi, la mise en place du dé- cret tertiaire impose une réduction de 40% de la consommation d’énergie des acteurs économiques d’ici 2030 pour leurs espaces de plus de 1 000 m2. Une déclaration de suivi de ces consom- mations annuelles devra être réalisée pour la première fois avant le 31.12.22. De plus, la mise en œuvre de la direc- tive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) va im- poser, dès 2024, un reporting norma- lisé de performance extra-financière aux entreprises répondant à deux des cri- tères suivants : 250 salariés et plus, CA supérieur à 40 M€, total actif de plus de 20 M€.
Sobriété choisie
Certaines entreprises décident de dépasser le cadre règlementaire et déploientunesincèrestratégied’engagement au travers d’actions à destination des salariés, des clients, des fournisseurs mais aussi d’actions en cohérence avec les limites planétaires : télétravail, économie circulaire, éco-conception, économie de la fonctionnalité, transformation du modèle d’affaires, partage de la valeur... Ce choix aux multiples retombées positives n’est pas l’apanage des grandes entreprises, il séduit également associations, PME et ETI.
Quelle voie choisirez-vous ? Celle d’une règlementation qui s’accélère et de la contrainte des crises, des pressions de plus en plus fortes des parties prenantes et de la société civile ? Ou la voie d’une démarche volontaire et stimulante pour la société et pour votre société ?
Ces articles peuvent également vous intéresser :

Plus-value sur titres de participation : précisions de l'administration fiscale
"Les dividendes perçus d’une filiale dont la société holding détient au moins 5% du capital sont exonérés d’impôt sur les sociétés à hauteur de 95% voire de 99%".

Licenciement économique : Des précisions utiles de la cour de cassation
"Le licenciement pour motif économique, lorsqu’il est fondé sur des difficultés économiques, n’a pas forcément à être justifié par une baisse du chiffre d’affaires."

Vers une nouvelle voie professionnelle
"L’utilisation de votre réseau est une clé maîtresse de la réussite de votre repositionnement."

Le projet d'éoliennes devant la Côte d'Opale
"Le consortium décidera en 2025 de lancer ou non le chantier".

Abandon de poste et démission : une liaison dangereuse ?
"La réforme envisagée emporte une sécurisation très relative de l’entreprise."

Être Bruno aujourd'hui
"Être Bruno, c'est voir grand, ensemble, sur le long terme".

Qu'il est bon de rire !
"Rire représente un véritable accélérateur d'échanges et de stimulation créative".

Sécuriser sa situation fiscale avec l'ECF !
"L'ECF permet aussi de renforcer la relation de confiance avec vos partenaires bancaires ou commerciaux".

Harcèlement : des précisions utiles relatives à l'organisation des enquêtes
"Le respect des droits de la défense n'impose pas que le salarié ait accès au dossier (...) ni même qu'il soit entendu."

Salarié actionnaire : le rachat des actions en cas de départ de celui-ci
"Diverses clauses sont à prévoir dans le pacte qui liera le salarié et la société mais la clause dite de good et bad leaver doit être rédigée avec la plus grande prudence."