Diagast, champion du management par le sport

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Sur 130 salariés, 40% pratiquent un sport régulier
(natation, sport en salle, ping-pong, foot).
Diagast emploie une athlète de haut niveau, Laure-Agnès Tardivel,
championne de France junior de fleuret. La société parraine également cinq autres athlètes.

"Je dois dire que ça me gonflait. Je me disais, qu'est-ce qu'il nous veut, le nouveau patron ? Mais j'y ai finalement trouvé, n'ayons pas peur du mot, du plaisir". Michèle Verschelde, responsable qualité de Diagast, se souvient encore de l'initiative d' Yves Barbreau en 2003 : le nouveau dirigeant de Diagast de ce fabricant de réactifs sanguins avait alors organisé une sortie de 80 kilomètres en tandem des salariés de la société aux Pays-Bas. La plupart des salariés ne pensaient pas être capables de parcourir cette distance en une journée, et beaucoup ont sans nul doute trouvé l'initiative pour le moins iconoclaste.

Mais cette expérience réussie a marqué le début d'un nouvel état d'esprit dans l'entreprise, basé sur le sport. "Le rapport est très facile entre le sport et l'entreprise, avec des valeurs communes aux deux univers, justifie Yves Barbreau. Dans le sport, on est là pour gagner, pas seulement pour participer. Évidemment, le sport ne doit pas être un modèle, mais il permet de comprendre qu'on n'est pas toujours au maximum de ce qu'on peut donner".

Nouvelle étape dans le défi

Depuis sept ans, le dirigeant entraîne ses troupes au dépassement de soi à travers des compétitions sportives : en 2004, Diagast compte quatre équipes de quatre coureurs aux six heures de Loos; en 2005, la société a sa première équipe au Marathon de Paris (dites MDP chez Diagast, pour ne pas passer pour un béotien) et une course d'orientation dans les bois; en 2006, nouveau marathon, mais à la Rochelle, et surtout première course extrême : six salariés font l'Ultratrail du Mont-Blanc (UTBM pour les branchés) soit 90 km en haute montagne. En 2007, la société organise son propre raid Diagast, aux prés du Hem (canoe, "run and bike", course d'orientation) : 80 salariés participent. Marathon de Rome en 2008 (8 salariés), de Bangkok et du Médoc (2009)... La société franchit cette année une étape dans le défi : l'objectif fixé est que les salariés parcourent 2.800 km en compétition. Yves Barbreau paie de sa personne dans ce décompte : celui qui ne savait pas nager il y a encore deux ans s'est inscrit à rien moins que cinq triathlons sur cinq continents à l'occasion de ses 50 ans.

Ces courses baptisées "ironman" sont le plus long format de triathlon, cumulant 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme et un marathon...Sébastien, du service R & D, s'est également inscrit à l'Ironman de Nice en juin. Trois autres salariés, dont Elise, du service production, s'entraînent quant à eux tous pour le marathon des sables au Maroc (dites MDS comme les initiés), du 2 au 12 avril. La société a aménagé les horaires pour permettre de s'entraîner à l'heure du repas, avec une coupure de deux heures. Signe de succès de la démarche, le local de douche qui était devenu un placard à balais a été remis au goût du jour en 2003 et la société vient de l'étendre à cinq douches pour éviter les files d'attente! L'investissement de Diagast dans le sport est présenté comme marginal financièrement. Mais à l'impact psychologique puissant : "tous les référentiels du sport nous servent en terme de management", relève le Pdg, expliquant sa "pyramide des performances" : un objectif suppose le mental, un plan d'action et un respect des "fondamentaux". "Le marathon de Paris est le 10 avril, il faut être prêt pour le jour J. Dans le sport de haut niveau, rien ne doit être laissé au hasard". Pour les périodes difficiles, le sport est encore un comparatif. "Il permet aussi de gérer les coups de moins bien".

Pas de privilèges pour les sportifs

L'entreprise lilloise risque-t-elle de verser dans l'excès ? "Ceux qui courent n'ont pas plus d'avancement que ceux qui ne courent pas, il y a bien la part des choses", répond Yves Barbreau, qui précise aussi d'un sourire que les marathoniens n'ont pas plus de chance à l'embauche.

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